Justin Bekounim ne se bat pas seulement contre les déchets. Il se bat pour l'honneur d'une ville. Fondateur de la société Vega Recycling, il vient de fêter dix ans de collecte, de tri et de transformation des déchets en granulés industriels.
Le bilan de la structure est intéressant : plus de 300 tonnes de déchets recyclées chaque mois, 3 000 personnes impliquées dans la collecte et 35 emplois créés. « C'est une passion qui s'est transformée en entreprise », résume-t-il simplement.
Mais ce qui anime véritablement cet entrepreneur, c'est une ambition plus profonde : redonner à Lomé son surnom d'antan - « Lomé la belle » - face à ceux qui parlent aujourd'hui de « Lomé la poubelle ». « Notre devoir est de travailler à changer les choses positivement. Lomé la belle est encore possible grâce à une prise de conscience collective », affirme-t-il.
Pour la prochaine étape, Bekounim ambitionne de tripler, voire de quadrupler, les volumes collectés grâce à de nouveaux équipements.
Mais il lance un appel au gouvernement : alléger la fiscalité sur les entreprises sociales, dont la mission écologique ne peut s'accommoder des mêmes exigences fiscales que les entreprises commerciales classiques.