A 5 jours du coup d'envoi de la Coupe du monde, les Ivoiriens sont heureux. Battre (2-1) une grande équipe comme la France, deux fois championne du monde et première au classement Fifa, procure une immense joie.
Cependant, il faut savoir raison garder. Cet exploit, bien que mémorable, ne garantit pas que la Côte d'Ivoire va faire une bonne Coupe du monde. Il est essentiel de garder les pieds sur terre, corriger les lacunes tactiques et maintenir une exigence constante pour confirmer lors des prochaines rencontres.
En effet, contre la France, tout n'était pas rose. En première mi-temps, Kylian Mbappé, Michaël Olyse, Rayan Kherki et autres avaient fait le siège de la forteresse ivoirienne. N'eut été la baraqua du portier Yahia Fofana et la vigilance des défenseurs, les Français tuaient le match avant la pause.
Le but de Rayan Cherki, juste avant la mi-temps, n'était pas cher payé. Tellement les Ivoiriens avaient du mal à sortir de leur camp.
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L'équipe d'Emerse Faé a confirmé sa puissance défensive malgré les absences de Ndicka et Kossounou. Les ailiers, Yan Diomandé, Amad Diallo et Nicolas Pépé ont également rassuré. En revanche, il y a encore des efforts à fournir pour obtenir une véritable cohésion sur le pré.
Ce match contre la France a rappelé que les Éléphants n'offrent pas toutes les garanties au niveau de leur colonne vertébral où Séko Fofana n'a fait que courir et Franck Kessié, tourner en rond. Or, c'est de ce milieu de terrain que se préparent toutes les actions offensives.
Jamais les milieux de terrain n'ont réussi à orienter le jeu au moment idéal pour déséquilibrer la défense adverse. Un défaut de coordination entre la récupération du ballon, le mouvement des joueurs et la vitesse d'exécution que le sélectionneur et tout son staff doivent régler avant le début des hostilités.
Il a fallu l'entrée en jeu de certains joueurs, notamment Christ Inao, Ibrahim Sangaré et Nicolas Pépé, en seconde période, pour voir ce secteur médian respirer. Il faut permettre aux attaquants de se mettre en valeur.
Tirons les enseignements du match, aussi bien sur les aspects qui ont fonctionné que sur les erreurs commises pour continuer à progresser. L'euphorie doit laisser place à la concentration.
Pour cette quatrième participation à la Coupe du monde, la Côte d'Ivoire, triple championne d'Afrique, rêve de franchir la phase de poules. Elle a les moyens et le potentiel pour briser ce plafond de verre face à l'Allemagne, l'Équateur et Curaçao. Alors gardons la tête froide et restons concentrés sur cet objectif.