Au Congo-Brazzaville, l'Alliance pour la République et la démocratie (ARD), groupement de partis d'opposition sans élus au parlement, tenait, le 5 juin, sa première conférence de presse, après la énième réélection du président Denis Sassou Nguesso en mars dernier. Son leader Mathias Dzon, a décrié la décision présidentielle de supprimer l'entrée au Congo, sans visas, à partir de 2027, de ressortissants afrcains. Il juge également abyssale la dette publique du pays.
Mathias Dzon, costume gris cravate rouge, face à la presse, a jugé « inopportune », la décision du président Denis Sassou-Nguesso, prise le 25 mai, de supprimer les visas d'entrée au Congo-Brazzaville à tous les peuples africains, à compter de janvier 2027.
« Il faut justifier. Quelle est la raison pour laquelle nous voulons faire cela. Ils (les Africains), vont venir faire quoi ? Qu'est-ce que nous attendons d'une telle ouverture ? Non seulement c'est illégal, parce que notre constitution ne le prévoit pas. Deuxièmement, dit d'un individu même s'il est président, c'est l'affaire de tout le pays, et ça doit passer par les élus du peuple : le Parlement n'a pas été saisi. On ne fait pas comme ça. Il faut la réciprocité. Ça c'est important », a-t-il déclaré.
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Par ailleurs, le dirigeant de la plateforme d'opposition, non représentée au Parlement, s'est plaint de la dette du Congo qui suit une courbe exponentielle. Alors qu'il avait bénéficié en 2010 de l'Initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), qui avait remis les compteurs à zéro, la dette du Congo représente aujourd'hui plus de 90% de son PIB.
« Le problème réel est que le Congo-Brazzaville s'endette à quelle fin ? Qu'est qu'il fait de l'argent qu'il emprunte, puisque sur le plan national, on ne voit aucun résultat, sinon l'élargissement de la pauvreté et de la souffrance des Congolais », a-t-il fait remarquer.
Les autorités gouvernementales congolaises n'ont pas encore réagi aux déclarations et aux dénonciations de l'opposant.