Luanda — Le ministre des Télécommunications, des Technologies de l'Information et de la Communication sociale, Mário Oliveira, a mis en avant, lundi à Luanda, le rôle du Forum international des technologies de l'information et de la communication de l'Angola (ANGOTIC) ainsi que les ambitions du pays en matière de souveraineté numérique.
Dans un article publié sur sa page Facebook, le responsable a souligné que la transformation numérique est devenue l'un des principaux axes de la stratégie de modernisation économique conduite par le Président de la République, João Lourenço.
Selon le ministre, dans un contexte mondial où les données revêtent une importance géopolitique et économique croissante, l'Angola s'attache à consolider sa souveraineté numérique à travers le renforcement des infrastructures technologiques, la numérisation des services publics et la promotion d'un écosystème national de l'innovation.
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Mário Oliveira a indiqué que l'ANGOTIC s'impose désormais comme la principale plateforme de convergence entre le gouvernement, le secteur privé, les universités, les start-up et les investisseurs internationaux. Cette dynamique reflète une vision stratégique selon laquelle la transformation numérique n'est plus seulement une question technologique, mais constitue également un levier de développement économique, d'efficacité administrative et d'affirmation de la souveraineté nationale.
Il a rappelé que, depuis le début du mandat du Président João Lourenço, la modernisation de l'État s'est accompagnée d'un engagement croissant en faveur de la numérisation des services publics, de l'expansion des télécommunications et de la création de conditions propices à l'émergence d'une économie fondée sur la connaissance.
Pour le ministre, cette orientation s'inscrit dans un contexte international marqué par la volonté des États de réduire leur dépendance technologique extérieure et de renforcer leur capacité à protéger leurs données, leurs infrastructures critiques et leurs systèmes d'information.
« La souveraineté numérique est devenue un concept central pour les pays qui aspirent à jouer un rôle significatif dans l'économie mondiale du XXIe siècle. De la même manière que les ressources énergétiques et minières ont constitué des facteurs déterminants du développement économique au siècle dernier, les données, les algorithmes, l'intelligence artificielle et la connectivité représentent aujourd'hui des actifs stratégiques essentiels à la compétitivité des nations », a-t-il déclaré.
Pour l'Angola, a-t-il poursuivi, la construction de cette souveraineté passe par le développement d'infrastructures de télécommunications robustes, de centres de traitement de données, de systèmes de cybersécurité et de plateformes numériques capables de garantir une gestion sûre et efficace des informations stratégiques de l'État et des citoyens.
Dans cette perspective, l'ANGOTIC joue un rôle majeur en favorisant les échanges entre les décideurs publics et les principaux acteurs de l'économie numérique mondiale.
Le ministre a souligné que le forum est devenu une vitrine de solutions technologiques susceptibles d'accroître l'efficacité de l'administration publique, d'améliorer la qualité des services rendus aux citoyens et de réduire les coûts opérationnels de l'État.
Selon lui, la numérisation des processus administratifs transforme profondément la prestation des services publics grâce à l'intégration de systèmes de gestion, de plateformes électroniques et d'outils d'analyse de données permettant d'accroître la transparence, d'améliorer le suivi des politiques publiques et d'optimiser l'utilisation des ressources financières publiques.
« Toutefois, l'impact de l'ANGOTIC dépasse le seul cadre de la gouvernance. L'événement contribue également au renforcement de l'écosystème entrepreneurial angolais en offrant aux start-up nationales une opportunité unique de présenter leurs solutions innovantes, de nouer des partenariats et d'attirer des investissements », a-t-il souligné.
Il a ajouté que, dans un contexte où l'Afrique devrait accueillir des millions de nouveaux actifs sur le marché du travail au cours des prochaines décennies, les start-up technologiques joueront un rôle de plus en plus important dans la création d'emplois qualifiés et la diversification des économies.
Les entreprises émergentes opérant dans les domaines du développement logiciel, de la fintech, de l'agritech, de la healthtech et de l'intelligence artificielle incarnent une nouvelle génération d'activités capables de créer une forte valeur ajoutée sans dépendre exclusivement des ressources naturelles.
Pour l'Angola, a poursuivi le ministre, le développement de ces entreprises représente une opportunité stratégique d'accélérer la transition vers une économie fondée sur la connaissance. L'émergence d'un secteur technologique compétitif pourrait compléter les efforts nationaux de diversification économique et réduire la dépendance historique du pays au pétrole.
Mário Oliveira a également insisté sur le fait que l'innovation exige un investissement continu dans le capital humain, à un moment où le pays doit relever le défi de former une nouvelle génération d'ingénieurs, de développeurs, de spécialistes de la cybersécurité, de scientifiques des données et d'experts en intelligence artificielle capables d'évoluer dans un environnement mondial toujours plus compétitif.
Il a souligné qu'en positionnant l'ANGOTIC comme une plateforme internationale dédiée à l'innovation et à la technologie, l'Angola entend également s'affirmer comme un futur pôle numérique de référence en Afrique australe.
La situation géographique stratégique du pays, les investissements réalisés dans la connectivité et la progression de la numérisation des services publics créent, selon lui, les conditions nécessaires pour permettre à l'Angola d'occuper une place plus importante au sein de l'économie numérique africaine.
« Plus qu'un simple événement technologique, l'ANGOTIC est devenu le symbole de la vision d'avenir portée par le Président João Lourenço : une Angola plus moderne, plus compétitive et mieux préparée sur le plan technologique pour relever les défis de la quatrième révolution industrielle », a-t-il affirmé.
Selon le ministre, la capacité du pays à concrétiser cette vision pourrait être déterminante pour son positionnement dans la nouvelle économie mondiale, désormais portée par les données, l'innovation et la connaissance.