Sénégal: Réforme curriculaire - Le Cusems prône l'inclusion de tous les segments de la société

En tournée à Diourbel, le secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (Cusems) a invité le gouvernement à privilégier l'inclusion dans le processus devant aboutir à la refondation du système éducatif à travers la réforme curriculaire.

Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (Cusems) invite l'État du Sénégal à impliquer tous les segments de la société dans la réforme des curricula du système éducatif. La demande a été formulée par son secrétaire général national, Aliou Diouf, samedi dernier, lors d'une tournée effectuée à Diourbel. Selon le responsable syndical, le ministère de l'Éducation nationale doit privilégier l'inclusion afin que tous les Sénégalais se sentent concernés par cette initiative.

M. Diouf estime que le manque d'inclusion et l'absence de continuité sont souvent les causes des échecs des précédentes réformes. « Il faut un consensus autour de la question de l'école de sorte que même si le régime venait à changer, que les acteurs puissent s'inscrire dans la continuité », a-t-il confié. Selon lui, la refondation du système éducatif sénégalais est une demande sociale exprimée d'abord par les syndicats d'enseignants.

« Nous ne pouvons pas continuer à enseigner des programmes encyclopédiques qui ne sont pas adaptés aux réalités contemporaines. C'est pourquoi nous pensons qu'il faut cette refondation », a-t-il expliqué.

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Aliou Diouf s'est prononcé sur la signature du protocole d'accord entre le gouvernement et les syndicats du G7, groupe le plus représentatif des syndicats d'enseignants du secteur de l'éducation. Il déplore, entre autres, le retard noté dans l'installation du comité ad hoc chargé de l'audit sur les rappels des enseignants. Le secrétaire général départemental du Cusems, Modou Thiam, a insisté sur le respect du délai concernant la révision du système de rémunération prévue en août 2026, soulignant que les syndicats d'enseignants ne veulent pas rater cette échéance.

« C'est une attente forte de la base. Si l'on continue à ne pas respecter les échéances, on est parti pour un autre contentieux et cela va installer l'école dans un cycle de crises », avertit M. Thiam, invitant les autorités étatiques « à observer une pause concernant les questions politiques et à se mettre au travail ».

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