Le rapport du Programme des Nations unies pour le développement, consacré à la géographie de la pauvreté en République démocratique du Congo, dresse un constat préoccupant. Plus des deux tiers de quelque 100 millions de Congolais vivent sous le seuil national de pauvreté et les disparités entre provinces restent très marquées. L'étude appelle à une réorientation des politiques publiques vers les zones les plus touchées.
Selon le PNUD, la pauvreté touche aujourd'hui près de 68 % de la population congolaise. C'est 15 % de moins que les estimations de la Banque mondiale. Un niveau qui compromet sérieusement l'atteinte de l'Objectif de développement durable visant l'éradication de la pauvreté d'ici 2030.
Mais derrière cette moyenne nationale se cachent de fortes disparités territoriales. Les provinces du Kasaï-Central, du Kwilu et du Tanganyika figurent parmi les plus affectées, avec des taux de pauvreté dépassant largement les 78 %. C'est plus que même les provinces en guerre dans l'Est du pays. À l'inverse, Kinshasa affiche le niveau le plus bas du pays avec 52 %, porté notamment par une plus forte concentration des activités économiques.
Concentrer les efforts sur les régions les plus touchées
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Pour le PNUD, une politique uniforme à l'échelle du pays ne permettrait pas de réduire efficacement la pauvreté. L'organisation onusienne recommande de concentrer davantage les investissements et les programmes sociaux dans les provinces où la pauvreté est à la fois très élevée et où vivent un grand nombre de personnes pauvres.
Le rapport identifie particulièrement le Kwilu, le Haut-Uélé, le Tanganyika et le Kasaï-Central comme des provinces prioritaires. Une stratégie ciblée qui, selon le PNUD, pourrait produire les effets les plus importants sur la réduction de la pauvreté à l'échelle nationale.