Le Rwanda répond aux déclarations du secrétaire d'État américain Marco Rubio qui avait reproché à Kigali le non-respect de l'accord de paix signé à Washington concernant le conflit dans l'est de la RDC. Les États-Unis avaient d'ailleurs pris des sanctions contre l'armée rwandaise pour son soutien au groupe politico-militaire AFC/M23.
Kigali prend acte des déclarations du secrétaire d'État américain, y compris concernant sa reconnaissance envers les efforts du Rwanda pour honorer ses engagements dans l'accord de paix de Washington.
Auditionné devant une commission de la Chambre des Représentants, Marco Rubio a assuré cette semaine observer « que les choses avancent » et espérer le retrait des troupes rwandaises de l'est de la République démocratique du Congo d'ici « le milieu du mois prochain ».
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Dans un communiqué, Kigali a réagi et affirmé que toutes les parties doivent respecter leurs engagements. Dans sa publication, le ministère rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, accuse Kinshasa de « violations flagrantes » des accords et dénonce « un soutien continu de l'État congolais au groupe armé des FDLR, ainsi que des attaques de drones dans des zones civiles ». « Ces accords ne peuvent être appliqués de manière sélective, et les obligations de chaque partie sont indissociables », poursuit le Rwanda, ajoutant que la « partialité ne saurait résoudre le problème ».