Réunis à Dakar hier, lundi 8 juin dans le cadre du Partenariat multipartite du Programme mondial pour un élevage durable (GASL), décideurs, experts, organisations internationales et acteurs de la filière ont adopté la Déclaration de Dakar, un document politique majeur qui fixe les priorités pour transformer durablement l'élevage en Afrique de l'Ouest et au-delà.
Ainsi, face aux défis du changement climatique, de la sécurité alimentaire, de la préservation des ressources naturelles et de l'inclusion des femmes et des jeunes, cet engagement solennel marque une nouvelle étape vers un élevage plus résilient, productif et respectueux de l'environnement.
Fruit d'un processus participatif réunissant gouvernements, organisations internationales, chercheurs, acteurs du secteur privé et représentants de la société civile, la Déclaration de Dakar se veut désormais un document politique de référence destiné à orienter les actions en faveur d'un élevage durable en Afrique de l'Ouest et au-delà.
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Dans ce texte adopté par consensus et cosigné par le ministre de l'Agriculture, de Souveraineté Alimentaire et de l'Elevage, Cheikh Omar BA et de Hsin Huang, GASL Chair hier, lundi 8 juin à Dakar, les parties prenantes reconnaissent « le rôle essentiel de l'élevage dans la sécurité alimentaire, la nutrition, les moyens de subsistance ruraux, l'atténuation du changement climatique et l'adaptation à ses effets », tout en soulignant que « la santé et le bien-être animal sont indispensables à l'adoption d'une approche Une seule santé ».
Les signataires réaffirment également leur engagement en faveur d'un secteur de l'élevage « durable, inclusif et résilient », capable de contribuer aux Objectifs de développement durable et aux engagements internationaux sur le climat, la biodiversité et la lutte contre la désertification. Ils ont exprimé leur soutien au Plan d'action mondial de la FAO pour la transformation durable de l'élevage.
Une place importante est accordée aux femmes et aux jeunes, considérés comme des acteurs clés de cette transformation. La Déclaration souligne que « l'équité entre les femmes et les hommes constitue un fondement de la transformation durable de l'élevage » et appelle à lever les obstacles structurels qui limitent encore l'accès des femmes aux terres, aux financements, aux technologies et aux marchés. Dans le même esprit, les participants s'engagent à favoriser l'emploi décent, l'entrepreneuriat et le développement des compétences des jeunes afin d'enrayer l'exode rural.
Le texte met également l'accent sur la préservation des parcours pastoraux et la protection des droits à la mobilité des éleveurs. Les parties prenantes réaffirment ainsi leur volonté de contribuer à la restauration des écosystèmes par « la cartographie et la préservation des parcours, des itinéraires de transhumance et des droits à la mobilité des pasteurs ».
Enfin, la Déclaration de Dakar appelle à des actions concrètes fondées sur la science, l'innovation et des investissements responsables pour améliorer durablement la productivité, renforcer l'efficacité de l'utilisation des ressources, réduire l'intensité des émissions de gaz à effet de serre et préserver la biodiversité.