À Maurice, le Premier ministre Navin Ramgoolam obtient une victoire judiciaire majeure. La Cour intermédiaire mauricienne a mis fin lundi 8 juin 2026 aux poursuites engagées contre lui dans l'affaire des coffres-forts, ouverte après sa défaite électorale de 2014.
L'affaire remonte au 7 février 2015. Quelques semaines après avoir perdu les élections générales, des enquêteurs découvrent une somme, en différentes devises, équivalente à 3,62 millions d'euros dans un coffre-fort au domicile de Navin Ramgoolam.
L'ancien Premier ministre est alors poursuivi pour 23 accusations de paiements en espèces entre 2009 et 2015, en violation de la loi anti-blanchiment d'argent. Les transactions concernées portaient sur un montant total équivalent à 1,15 million d'euros. L'affaire va traîner en justice, puis en novembre 2024, Navin Ramgoolam redevient chef du gouvernement de Maurice.
Finalement, la Cour intermédiaire a rendu son verdict lundi. Elle estime que plusieurs éléments soulevés par la défense à l'époque n'avaient pas été correctement examinés par les enquêteurs. Les magistrats ont notamment pointé les « manquements de la police à enquêter sur les graves allégations » contre Navin Ramgoolam, y compris celles liées à une éventuelle motivation politique derrière cette procédure.
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Pour la Cour, maintenir ce procès dans ces conditions constituerait un abus de procédure. À l'issue de la décision, Navin Ramgoolam a salué ce qu'il considère comme la victoire de la justice après « un calvaire » de plus d'une décennie. Le bureau du directeur des poursuites publiques a, lui, confirmé qu'un appel serait déposé rapidement, arguant que « le jugement est manifestement erroné en droit ».