Le premier atelier régional du Réseau panafricain des ministres des Finances pour l'Action Climatique (PAFCA) se déroule du 9 au 11 juin à Lomé.
Il réunit les hauts cadres budgétaires du continent avec un objectif : faire du climat une variable centrale des lois de finances nationales.
Les catastrophes climatiques coûtent déjà à l'Afrique entre 5% et 15% de croissance du PIB par an, selon la BAD. Sécheresses, inondations, stress hydrique : ces chocs ne sont plus des accidents ponctuels, ce sont des réalités budgétaires. Et les ministères des Finances ne peuvent plus se contenter d'en payer les dégâts après coup.
L'atelier s'attaque à quatre défis techniques majeurs : la tarification carbone et les marchés volontaires, l'Afrique abrite 60% du potentiel mondial de séquestration carbone mais ne capte que 3% des crédits échangés, la modélisation des risques climatiques dans les budgets à moyen terme, la comptabilité du capital naturel, et le marquage budgétaire climatique pour tracer chaque franc dépensé pour le climat.
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« L'action climatique ne peut réussir sans leadership budgétaire et fiscal », a martelé la représentante du ministre des Finances et du Budget, Akou Mawusse Adetou Afidenyigba, résumant l'ambition de l'initiative : passer du financement du climat à sa budgétisation systématique.
L'atelier de Lomé produira un recueil d'outils pratiques, une note de collaboration et une feuille de route pour l'assistance technique, des livrables concrets pour une Afrique qui veut cesser de subir le climat pour commencer à le gérer.