Depuis plusieurs mois, ministère du Commerce et commerçants sont divisés sur les prix et les conditions de vente des motos. De nouvelles mesures édictées par les autorités visent à contrôler également la circulation de certains engins au Burkina Faso.
Au Burkina Faso, le gouvernement vient de dicter de nouvelles conditions aux entreprises et commerçants exerçant dans le montage et la vente des vélos et motos. Des conditions encore plus dures pour réguler l'importation et la vente des motos.
Le nouveau texte précise un ensemble de règles strictes pour les importateurs et distributeurs, ainsi que des exigences techniques pour les usines d'assemblage de vélos et de motos.
Tout bénéficiaire devra ainsi déposer un rapport chaque trimestre auprès du ministère du Commerce. Ce rapport devra préciser le nombre d'engins en stock, les listes exhaustives de clients, les prix d'achat et de vente et les quantités vendues.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Trois mois à un an pour se mettre en conformité
Selon le gouvernement, les unités de fabrication, de montage ou de distribution disposent d'un délai allant de trois mois à un an pour se conformer au nouveau texte. Et si ce n'est pas fait, les entreprises et leur représentation seront tout simplement fermées sur toute l'étendue du territoire.
Cette mesure fait suite aux difficultés du gouvernement à réguler la vente des motos au Burkina Faso. Depuis plusieurs mois, le ministère du Commerce est en effet à couteaux tirés avec les commerçants sur la fixation des prix de vente des motocyclettes.
Dans le cadre de la lutte contre l'insécurité, l'importation et la vente d'une certaine catégorie de motocyclettes est par ailleurs interdite au Burkina Faso depuis 2022. Une mesure qui peine à être respectée.
Il y a environ un an, trois camions contenant près de 900 motocyclettes avaient été interceptés sur le territoire burkinabè. Or, selon le ministre de la Sécurité, ces camions seraient liés au financement du terrorisme dans la sous-région. Mahamadou Sana avait alors expliqué que cette saisie visait à couper toutes les sources d'approvisionnement logistique aux groupes armés terroristes. Les investigations avaient révélé que les véhicules se dirigeaient vers des zones à risques et qu'il s'agissait de catégories de motocyclettes interdites au Burkina Faso.