Première visite d'un chef d'État tanzanien à Moscou depuis plus d'un demi-siècle. La présidente Samia Suluhu Hassan a achevé ce vendredi 5 juin un déplacement de trois jours en Russie, marqué par une rencontre avec Vladimir Poutine, des appels à renforcer les échanges économiques entre les deux pays et la signature de plusieurs accords dans l'enseignement supérieur et les nouvelles technologies. Une visite historique, la première depuis celle de Julius Nyerere en 1969, placée sous le signe du rapprochement entre Moscou et Dar es Salaam.
Pour sa première visite à l'étranger depuis son élection contestée en octobre dernier, Samia Suluhu Hassan a choisi la Russie.
Un « signal très positif » pour les relations entre les deux pays, a salué Vladimir Poutine.
Les deux dirigeants ont affiché leur volonté de renforcer leur coopération dans des secteurs comme l'énergie, l'agriculture ou les mines.
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Samia Suluhu Hassan a de son côté remercié la Russie, héritière de l'Union soviétique, pour son soutien aux mouvements africains de libération.
Un thème repris lors d'une visite à l'université russe RUDN, autrefois baptisée Université Patrice Lumumba.
Devant les étudiants, la présidente tanzanienne a défendu une vision du développement fondée sur l'éducation, la science et l'innovation.
Elle a également reçu une distinction honorifique pour sa contribution au rayonnement de la Tanzanie.
Dans son discours de remerciements, elle a affirmé que cette distinction était avant tout « un hommage au peuple tanzanien » et rappelé que le leadership devait toujours être « au service des autres et non de nous-mêmes ».
Un message prononcé alors que plusieurs partenaires occidentaux continuent d'exprimer leurs inquiétudes sur la situation démocratique du pays.