Sénégal: L'Université de Thiès lance une première campagne de collecte de données sur les microplastiques

Thiès — L'unité de formation et de recherche sciences et technologies (UFR SET) de l'Université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) a lancé officiellement, mardi, la première campagne de collecte de données et d'analyse en laboratoire visant à étudier la pollution par les microplastiques au Sénégal.

"L'objet de cette rencontre est de lancer officiellement le projet sur les microsplastiques, qui a été financé par le PRCM [Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine] pour une durée de 18 mois", a indiqué Ousmane Diankha, enseignant chercheur à l'UIDT.

Cette étude, financée par le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (PRCM) pour une durée de 18 mois, s'inscrit dans le cadre du Projet résilience des communautés et des écosystèmes côtiers, selon Ousmane Diankha, enseignant chercheur à l'UIDT.

Selon Ousmane Diankha, par ailleurs océanographe, ce projet cherche d'abord à produire des connaissances, car, explique-t-il, "il n'y a pas encore de connaissance sur la présence des microplastiques dans les écosystèmes au Sénégal".

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L'initiative de l'UFR SET vient combler ce manque de données sur les microplastiques en milieu marin.

Il s'agira de produire des connaissances sur les microplastiques, d'évaluer ensuite l'impact de ces microplastiques sur les écosystèmes, mais également sur la santé humaine, et de proposer des solutions innovantes, afin d'essayer d'éradiquer la problématique des plastiques au Sénégal", a ajouté M. Diankha.

Les chercheurs procéderont d'abord à des campagnes de collecte de données, d'échantillons d'eau, de sédiments, mais également d'espèces vivantes, pour les analyser en laboratoire, afin d'attester de la présence de microplastiques dans ces organismes. Ensuite, ils évalueront l'impact que ces particules ont sur la santé de ces êtres vivants.

Après cela, poursuit-il, ils mettront en place des solutions innovantes, à travers la fabrication d'éco-briques, des processus de recyclage de ces plastiques par l'entremise d'ONG s'activant déjà dans ce domaine, en fabriquant des objets issus de ces plastiques considérés comme des déchets.

"Le PRCM est le principal bailleur de ce projet qu'il a financé à hauteur de 40.000 euros, soit 26 millions de francs [CFA], pour une durée de 18 mois", a précisé a coordonnatrice, Eve Kabo Biagui.

La mission du PRCM consiste à aider les acteurs engagés dans les problématiques côtières, à faire connaître les problèmes émergents et à les accompagner dans les solutions qu'ils auront à développer, à travers les projets et les partenariats développés dans le cadre de leurs activités, a ajouté Mme Biagui.

"Lorsque nous finançons ce projet, l'idée c'est de pouvoir mettre l'accent sur des actions innovantes qui permettent de réduire toutes les menaces liées aux plastiques", a-t-elle fait savoir.

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