Sénégal: Mise en garde contre les cabinets d'avocats hors UEMOA installés au pays

Maillet de justice

Dakar — Le Conseil de l'Ordre des avocats du Sénégal, constatant l'installation depuis quelques temps de cabinets d'avocats étrangers dans le pays, notamment à Dakar, a rappelé dans un communiqué que "toute installation actuelle au Sénégal d'un cabinet d'avocat étranger relève de l'exercice illégal de la profession d'avocat, infraction prévue et punie par la loi".

Dans le document parvenu mercredi à l'APS, il dit informer "l'opinion publique nationale et internationale qu'à ce jour, aucun avocat inscrit à un barreau extérieur à l'espace UEMOA ou cabinet d'avocat basé en dehors de cet espace n'a été habilité à s'installer au Sénégal".

Cette mise en garde fait suite à la constatation de l'installation depuis quelques temps de cabinets d'avocats étrangers au Sénégal, notamment à Dakar.

Cela constitue un "mépris total des principes essentiels d'exercice de la profession d'avocat et des règles de déontologie les plus élémentaires", notamment du règlement de l'UEMOA relatif à l'harmonisation des règles régissant la profession d'avocat dans cet espace sous-régional et celui portant sur la libre circulation et l'établissement des avocats ressortissants de l'Union au sein de la zone, souligne le communiqué.

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Il ajoute que l'installation de cabinets d'avocats étrangers viole également la loi n°84-09 du 4 janvier 1984 portant création de l'Ordre des avocats du Sénégal.

"L'Ordre des avocats du Sénégal rappelle qu'aux termes de ces textes, seuls les avocats inscrits dans un barreau d'un Etat membre de l'UEMOA peuvent s'établir à titre principal ou secondaire dans un autre Etat membre, selon des modalités bien déterminées et sur décision du Conseil de l'Ordre du barreau d'accueil", lit-on dans le texte.

Par conséquent, le Conseil de l'Ordre des avocats, "profondément préoccupé" par cette situation, annonce avoir donné mandat au bâtonnier d'engager toutes les actions requises, y compris des actions judiciaires pour exercice illégal de la profession d'avocat contre les auteurs et complices de ces agissements, indique le document.

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