L'annonce par Nasser Bourita de la visite officielle imminente de Sa Majesté le Roi en France a certainement dû être à l'origine de quelques nuits blanches, agrémentées de supputations et autres spéculations du côté d'un certain voisin.
Cette visite qui s'annonce Royale dans tous les sens du terme a, sans aucun doute, été judicieusement préparée. Très subtilement et en deux mots, le ministre marocain a dû susciter un intérêt particulier auprès des destinataires avisés, mais aussi une curiosité maladive chez le voisin précité. «Une convention inédite», a-t-il lancé. Et elle le sera à coup sûr.
Entre deux parties qui vont mener des pourparlers d'égal à égal. Et ce n'est pas dû à la seule percée diplomatique et économique au niveau de tout un continent, ni au seul fait que le Royaume s'est vu intronisé aujourd'hui première puissance industrielle africaine après avoir supplanté l'Afrique du Sud, mais aussi, et surtout, parce qu'il a toujours su se faire respecter.
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Pour rappel, il y a bien eu un froid diplomatique entre le Maroc et la France consécutif à la programmation d'une visite officielle du président français. Rabat a fermement démontré à l'occasion qu'il n'acceptait aucunement de se faire dicter son agenda politique ou diplomatique. Par la suite, tout est rentré dans l'ordre dans les règles de l'art. Le tout couronné par la reconnaissance officielle par Paris que «le présent et l'avenir du Sahara occidental s'inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine». La résolution onusienne 2797 est passée par là. Grandes puissances et autres très nombreux Etats y ont adhéré.
Pas Alger qui s'obstine stupidement, désespérément. Ça bouillonne, ça s'agite dans tous les sens, ça perd le nord et la raison avec. On lève le ton et on brandit mille et une menaces à l'endroit de la France ! Une tempête dans un verre d'eau au fait. Quoi qu'on dise, que l'on gesticule ou que l'on fulmine, on ne peut aller plus loin que le bout de ce prétendu « nif » bien creux. Paris détient trop de secrets, trop de dossiers, et autres comptes bancaires avec d'innombrables biens immobiliers... tous compromettants pour ceux qui détiennent les rênes à Alger...
Cap alors sur la diplomatie dans son aspect le plus exécrable. Recours alors au chantage. L'écrivain Boualam Sansal en fera les frais. Il a beau être octogénaire ou valétudinaire, les chefs d'inculpations effrontément confectionnés étaient pour le conduire à la potence. Rien que ça ! La parodie des procès ne faisait que confirmer la mascarade. On a tout de même fini pas le libérer, non par remords, clémence ou quelque élan philanthropique. On a plutôt cherché à présenter la chose telle une fleur faite à la France.
Dans le même ordre des micmacs et d'extorsions diplomatiques, on s'est impliqué à fabriquer un tout autre dossier, plus lourd encore, plus compromettant. C'est ainsi que Christophe Gleizes, journaliste sportif de son état, s'est vu métamorphosé en terroriste par la volonté de la junte au pouvoir. Le pauvre confrère se trouve malgré lui au centre d'un chassé croisé diplomatique servant, toujours à son insu, de monnaie d'échange... Sauf qu'Alger ne peut, par ailleurs, trop espérer de Paris. Rappelons une fois encore que la France s'est prononcée une bonne fois pour toutes : le présent et l'avenir du Sahara MAROCAIN s'inscrivent dans le cadre de la Souveraineté MAROCAINE.