Après plusieurs années de suspension, le processus de rapatriement volontaire des réfugiés entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine (RCA) est en passe d'être relancé. Une réunion tripartite réunissant les deux pays et le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est ouverte le mardi 09 juin 2026 à Kinshasa.
Pendant trois jours, les experts planchent sur des solutions durables pour permettre le retour de plus de deux cent mille personnes déplacées par les conflits.
L'enjeu humanitaire de cette deuxième commission tripartite est de taille. Selon les données fournies par le HCR, le sol congolais abrite encore une très importante communauté de déplacés centrafricains, répartis principalement dans trois provinces du nord du pays : le Nord-Ubangi, le Sud-Ubangi et le Bas-Uele.
Le bilan de la situation humanitaire actuelle fait état de :
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Plus de 200 000 réfugiés centrafricains enregistrés de manière biométrique en RDC.
Environ 65 000 nouveaux demandeurs d'asile centrafricains, arrivés récemment (en mai 2025) dans la localité de Zapai (territoire d'Ango, province du Bas-Uele), en RDC
Plusieurs milliers de réfugiés congolais qui ont également trouvé refuge en République centrafricaine et qui espèrent regagner la RDC.
Vers un plan d'action "réaliste" pour un retour sécurisé
Le HCR, par la voix de son représentant en RDC, Pierre Atchom, a salué la solidarité et l'hospitalité mutuelle des deux pays. L'agence onusienne réaffirme son engagement total à accompagner techniquement et financièrement ce retour à la normalité.
« Je suis convaincu que les travaux de cette deuxième commission tripartite déboucheront sur un plan d'action pertinent et réaliste qui contribuera sans aucun doute à la mise en oeuvre des solutions durables, notamment la reprise et l'intensification du rapatriement vers la République centrafricaine pour répondre à la volonté de nombreux réfugiés », a déclaré Pierre Atchom.
Les résolutions attendues à l'issue de ces trois jours de travaux devront fixer les modalités logistiques, administratives et sécuritaires pour garantir un rapatriement digne et sécurisé aux populations concernées des deux côtés de la frontière.