En marge de la réunion du Conseil d'administration d'AfricaRice, la sociologue Mme Maïmouna Ndour, s'est appesantie sur le rôle que jouent les femmes qui cultivent le riz et la place qu'elles occupent dans le secteur local.
« Ce sont des femmes très actives dans l'univers de la riziculture, ce qui leur confère un avantage, une prédestination, pour s'investir dans le secteur, perpétuer cette tradition et la rendre encore plus attractive pour elles-mêmes et leur entourage. On parle même de main-d'oeuvre, de tout ce qui touche à la production et aux opérations après la récolte. On évoque une implication pouvant atteindre 70%. Bien sûr, ce pourcentage n'est pas valable pour tous les moyens de production, mais il illustre l'importance de leur présence dans ce secteur », a fait savoir Mme Maïmouna Ndour, chargée des questions d'inclusion sociale au sein d'AfricaRice.
Concernant également les femmes et leur participation aux programmes d'AfricaRice, elle dit que ces dernières en tirent profit et parfois, en bénéficient davantage que les hommes en fonction du contexte local. « Si elles sont désavantagées par rapport à une activité ou une situation, nous nous efforçons de les promouvoir en les impliquant à hauteur de 35% à 70% afin qu'elles puissent en bénéficier et ne soient pas laissées pour compte. Cependant, elle adresse un message aux décideurs et partenaires pour que la situation des femmes bénéficiaires au Sénégal s'améliore durablement et qu'elles puissent s'adapter à des besoins spécifiques en matière de mécanisation, de financements et d'accès à la terre ».