Afrique de l'Est: Guerre au Soudan - Au Kenya, une plainte déposée contre les paramilitaires des FSR

Au Kenya, une plainte a été déposée le 9 juin contre plusieurs membres des Forces de soutien rapides (FSR) qui se battent contre l'armée soudanaise depuis plus de 3 ans. Les FSR sont accusés de crimes de guerres et d'avoir tué plusieurs dizaines de milliers de civils. Certaines victimes d'atrocités présumées demandent aujourd'hui aux procureurs kényans d'enquêter.

La plainte a été déposée par plusieurs organisations internationales. Elles représentent douze victimes présumées. Des hommes et des femmes soudanais qui disent avoir été détenus illégalement, avoir subis des actes de torture et de violences sexuelles et avoir vu des membres de leur famille être tués.

Dix responsables des Forces de soutien rapides (FSR) sont visés. Les faits ont eu lieu à Khartoum et ses environs entre avril 2023 et mars 2025, soit entre le début de la guerre et la reprise du contrôle de la capitale par les forces armées soudanaises.

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Le Soudan étant toujours en guerre, un processus légal n'y est pas possible pour les victimes. Le Kenya a été choisi, tout d'abord car il dispose d'un cadre légal permettant d'enquêter et de poursuivre des crimes de guerre commis en dehors de ses frontières. Mais aussi, car selon la plainte, des responsables FSR visés sont soupçonnés d'avoir des liens avec le Kenya, d'y avoir séjourné par exemple.

« Ces crimes ne peuvent pas demeurer impunis », insiste Antonia Mulvey, de Legal Action Worldwide, une des organisations derrière la plainte.

Le bureau du procureur doit se prononcer d'ici 30 jours

Le bureau du procureur kényan doit d'ici 30 jours décider ou non d'ouvrir une enquête.

La guerre au Soudan oppose depuis le 15 avril 2023 l'armée régulière du général Abdel Fattah al-Burhan aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ex-bras droit, la général Mohamed Hamdane Dogolo dit « Hemedti ». Elle a fait des dizaines de milliers de morts, provoquant la pire catastrophe humanitaire au monde, selon l'ONU.

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