Soudan: Les civils toujours principales victimes de frappes de drones des belligérants

Au Soudan, de plus en plus de civils meurent quotidiennement en raison de l'utilisation croissante de drones par les deux belligérants qui s'opposent depuis plus de trois ans, les Forces de Soutien rapide et l'armée. Selon l'ONU, les drones armés concentrent désormais plus de 80% des morts civils liés au conflit.

Loin de la ligne de front, dans le sud du pays, les drones des Forces de soutien rapide (FSR) ont fait leur retour dans la capitale Khartoum. Ils ont visé mardi 9 et mercredi 10 juin, des sites militaires et civils à Bahri et à Omdourman. Les habitants ont entendu les déflagrations et les armes de défense anti-aériennes, mais aucune victime n'était à déplorer dans la capitale contrôlée par l'armée.

En l'occurrence, c'est dans la ville d'El-Obeid, au Kordofan du Nord, qu'il y a eu le plus grand nombre de victimes : 23 morts civils et 19 blessés selon l'ONG les Avocats de l'Urgence du Darfour. Les frappes de drones des paramilitaires ont débuté ce mercredi soir et ont visé des quartiers résidentiels autour de la base du cinquième régiment de l'armée, ainsi qu'un cimetière.

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Jeudi 11 juin au matin, c'est un camion de transport alimentaire qui a été visé à l'entrée sud d'El-Obeid par un drone des FSR. Son conducteur est mort. El-Obeid est assiégée depuis plusieurs mois par les Forces de Soutien rapide. Quant à Delling, capitale du Kordofan du sud, elle a été, selon l'armée, cible d'attaques de drones visant les civils, faisant sept morts.

Parallèlement, l'armée a également accentué ses attaques de drones au Darfour et au Kordofan visant les voies de ravitaillement des FSR. Les paramilitaires ont été visé par exemple à Tiné à la frontière avec le Tchad, ville qui permet de ravitailler les forces alliées à l'armée.

Human Rights Watch a appelé par ailleurs, l'armée soudanaise à punir les chefs des FSR qui ont fait défection et qui ont rejoint l'armée pour leur rôle dans « les crimes dangereux commis par les FSR » au Darfour. Al-Nour al Kobbah et Ali Rezkallah, alias Savana, ont tous les deux participé au siège et à l'attaque de la ville d'el-Facher, épicentre de la souffrance au Soudan.

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