« Par ses compétences, ses expériences, son savoir-faire, ses investissements, ses réseaux et son attachement à la patrie, la diaspora malagasy représente un véritable capital humain, économique, scientifique, technologique et culturel capable d'accompagner durablement la transformation de Madagascar », a précisé la ministre des Affaires étrangères, N'Diaye Alice, hier, lors de la conférence de restitution de la composante « Recherche et capitalisation » du projet Tady, organisée à l'hôtel Ibis Ivandry.
Les enquêtes Ainga et Ako constituent une première initiative d'envergure permettant au pays de disposer de données structurées, fiables et approfondies sur sa diaspora, tant au niveau des individus que des associations. Elle a souligné l'importance des résultats de ces enquêtes et la place stratégique de la diaspora dans le développement du pays.
Les résultats des enquêtes menées dans le cadre du projet Tady dressent le portrait d'une diaspora malgache jeune, féminine et particulièrement instruite. Plus des deux tiers de ses membres ont moins de 30 ans, tandis que les femmes y occupent une place importante. Les données mettent également en évidence un niveau d'éducation élevé, faisant de cette communauté un important réservoir de compétences pour Madagascar.
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« La diaspora malgache est une richesse pour Madagascar et un pont vivant entre nos deux pays », a souligné Arnaud Guillois, ambassadeur de France à Madagascar.
L'étude révèle par ailleurs que l'attachement au pays d'origine demeure fort malgré la distance. Près de 80 % des personnes interrogées déclarent conserver un fort sentiment d'identité malgache. Ce sentiment apparaît même plus marqué chez les membres de la diaspora installés dans d'autres pays que la France.
Estimée à près de 480 000 personnes à travers le monde, en incluant les descendants et les métis, quelle que soit leur nationalité, la diaspora malgache est principalement établie en France, qui accueille à elle seule près de 90 % de cette population.
Les enquêtes mettent également en lumière une diaspora fortement intéressée par l'avenir de Madagascar et désireuse de contribuer à son développement. Nombreux sont ceux qui souhaitent participer à la vie nationale, même si les liens avec les institutions restent à consolider afin de faciliter leur engagement.
Trois enquêtes complémentaires ont été réalisées. Il s'agit de Ainga, menée auprès des membres de la diaspora malgache ; Ako, consacrée aux associations engagées pour Madagascar ; et Taratra, réalisée auprès de la population résidant à Madagascar afin d'analyser les perceptions de la diaspora.
Fruit de la coopération entre Madagascar et la France, le projet Tady est financé à hauteur de 7 millions d'euros par l'Agence française de développement pour la période 2023-2027. Il vise à renforcer la contribution de la diaspora au développement socio-économique du pays.