Le ministère de la Microfinance et le FONGIP ont scellé, hier jeudi, un partenariat stratégique visant à transformer l'accès au crédit pour les populations vulnérables. À travers le PACTIFU, un mécanisme innovant de garantie va mobiliser des milliards de francs CFA pour soutenir l'entrepreneuriat national.
Cette cérémonie de signature constitue pour les deux parties prenantes « une étape décisive pour l'Agenda National de Transformation « Sénégal 2050 » ». En effet, à travers la cérémonie de signature de ces cinq conventions de partenariat, le gouvernement réaffirme sa volonté de démocratiser l'accès aux ressources financières.
Pour Alioune Dione, ministre de la Microfinance et de l'Économie sociale et solidaire, ce pacte représente un changement de paradigme. « Le PACTIFU est bien plus qu'un programme de financement. C'est une vision - celle d'un Sénégal où chaque acteur économique [...] dispose d'un accès équitable au crédit et aux mécanismes de garantie » a-t-il souligné.
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Selon le ministre, ce cadre unifié permettra de toucher aussi bien les PME que les coopératives rurales, tout en intégrant des solutions innovantes comme la finance islamique via le FDMI. « Votre projet compte, votre entreprise mérite d'être financée, votre avenir est une priorité nationale », a lancé Alioune Dione aux entrepreneurs.
Le dispositif technique repose sur l'expertise du Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP). En mobilisant une ligne de garantie de 1 milliard de FCFA, l'État entend générer, par effet de levier, 3 milliards de FCFA de financements effectifs pour les bénéficiaires.
Selon l'administratrice du Fongip, Madame Ndèye Fatou Mbodj Diattara, « l'inclusion financière ne se limite pas à l'ouverture d'un compte bancaire ou à l'octroi d'un crédit. Elle constitue un puissant levier d'autonomisation économique, de lutte contre la pauvreté et de réduction des inégalités ». Elle a rappelé que l'impact social est au coeur de leur mission, précisant que « chaque financement accordé à une femme entrepreneure contribue au bien-être de sa famille et de sa communauté ».
Pour les deux parties, ce partenariat ne se veut pas seulement administratif mais opérationnel et rigoureux. Il s'appuie sur des structures dédiées comme le FONAMIF pour le refinancement ou la PLASEPRI pour l'accompagnement des Sénégalais de l'extérieur.
Elles ont réitéré leur détermination à faire de l'inclusion financière une réalité tangible. Comme l'a résumé Mme Mbodj Diattara, l'objectif est de faire émerger des « entreprises performantes » et des « mutuelles solides » sur l'ensemble du territoire national, garantissant ainsi qu'aucun citoyen ne soit laissé en marge de la croissance économique du pays.