Du 13 au 24 juin, une campagne de traitement de masse sera déployée dans les régions des Savanes, de la Kara, Centrale et des Plateaux contre trois maladies tropicales négligées (MTN).
Des équipes mèneront des opérations de porte-à-porte pour administrer trois médicaments aux populations ciblées, principalement les enfants de 5 à 14 ans : l'Albendazole contre les vers intestinaux, le Praziquantel contre la bilharziose et l'ivermectine contre l'onchocercose.
Les maladies tropicales négligées constituent l'un des défis sanitaires les plus sous-estimés du continent africain. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), elles affectent plus d'un milliard de personnes dans le monde, dont la grande majorité vit en Afrique subsaharienne dans des conditions de pauvreté et d'accès limité aux soins.
La bilharziose, causée par des vers parasites vivant dans les eaux douces, touche près de 200 millions de personnes dans le monde. Elle se manifeste par des douleurs abdominales, de la fatigue chronique et, dans les cas graves, des lésions des organes internes. Les enfants qui pataugent dans les rivières et les mares sont les plus exposés.
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L'onchocercose, la « cécité des rivières », est transmise par la piqûre de simulies, de petits moucherons qui prolifèrent près des cours d'eau rapides. Sans traitement, elle peut conduire à la cécité irréversible. L'Afrique subsaharienne concentre plus de 99% des cas mondiaux.
Les vers intestinaux, quant à eux, provoquent malnutrition, anémie et retards de développement chez les enfants, compromettant leur scolarité et leur avenir.
Malgré leur impact dévastateur, ces maladies restent largement ignorées des agendas internationaux de santé, d'où leur qualification de « négligées ».
Les campagnes de traitement de masse comme celle lancée au Togo constituent l'un des moyens les plus efficaces et les moins coûteux pour en réduire la prévalence.