À quelques heures de l'entrée en lice du Maroc au Mondial-2026 face au Brésil, les analyses se multiplient dans les médias brésiliens autour des Lions de l'Atlas, présentés comme l'adversaire le plus redoutable de la Seleção dans le groupe C et l'une des équipes les plus en vue de la compétition.
L'agence publique Agência Brasil souligne que le Maroc continue de capitaliser sur l'élan de sa campagne historique au Qatar en 2022, lorsqu'il est devenu la première sélection africaine à atteindre les demi-finales d'une Coupe du monde.
«Le Maroc a réalisé une campagne historique en 2022 », souligne Rachel Motta, commentatrice sportive de TV Brasil, qui considère les Lions de l'Atlas comme l'un des plus grands défis qui attendent l'équipe de Carlo Ancelotti.
Selon elle, le «danger marocain» porte notamment un nom : Achraf Hakimi. Le capitaine des Lions est décrit comme « l'un des meilleurs latéraux de l'histoire », alors que le couloir gauche brésilien est présenté comme l'un des points de vulnérabilité de la Seleção.
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Le quotidien O Estado de São Paulo insiste lui aussi sur la difficulté de la tâche qui attend le quintuple champion du monde. Sous le titre « Le Maroc inquiète Ancelotti grâce à sa défense solide », le journal rapporte les propos du technicien italien, qui reconnaît que « marquer contre cette équipe n'est pas facile ».
Le quotidien souligne que la sélection marocaine a récemment réussi à neutraliser Erling Haaland lors du match amical face à la Norvège, tout en rappelant qu'elle ne se résume pas à ses qualités défensives. Avec 22 buts inscrits lors des éliminatoires africaines, les Lions de l'Atlas disposent également d'un potentiel offensif redoutable, emmené notamment par Brahim Diaz et Achraf Hakimi.
Le portail sportif ge.globo met, pour sa part, l'accent sur la confiance qui règne au sein du groupe marocain comme en témoigne le milieu Sofyan Amrabat qui affirme que son équipe respecte le Brésil mais « ne craint personne ».
« Le Brésil sera probablement favori, mais nous sommes aussi une bonne équipe. Nous n'avons peur de personne », dit-il, alors que le Maroc reste sur une impressionnante série de 29 matches sans défaite.
Le journaliste Juca Kfouri va encore plus loin dans son analyse sur le portail UOL, estimant que «le Maroc est plus prêt que le Brésil » pour cette entrée en matière.
Impressionné par la prestation des Lions de l'Atlas face à la Norvège, il décrit une équipe d'une grande intensité physique, capable d'exercer un pressing constant et de maintenir un rythme élevé durant toute la rencontre. « C'est une belle équipe de football », résume-t-il.
Plusieurs médias rappellent également que le Maroc n'est pas un adversaire ordinaire dans l'histoire de la Seleção.
Le site Itatiaia consacre ainsi un dossier intitulé « Le Maroc est inscrit dans l'histoire de la sélection brésilienne en Coupe du monde », recensant cinq curiosités liant les deux pays.
Le média rappelle notamment que le premier but de Ronaldo en Coupe du monde a été inscrit contre le Maroc lors du Mondial-1998 en France. Il évoque également un souvenir plus amer pour les Lions de l'Atlas : lors de cette même édition, la défaite surprise du Brésil contre la Norvège avait privé le Maroc d'une qualification pour les huitièmes de finale malgré son succès face à l'Écosse.
Les médias brésiliens relèvent également que le Maroc fut le premier adversaire de la Seleção après la disparition de Pelé, lors d'un match amical disputé à Tanger en mars 2023 et remporté 2-1 par les Lions de l'Atlas. Cette rencontre marquait aussi le début du cycle qui a conduit le Brésil au Mondial-2026.
Si le bilan des confrontations demeure favorable aux Brésiliens, avec deux victoires en trois rencontres, les analyses publiées ces derniers jours soulignent que le rapport de forces a considérablement évolué depuis l'épopée marocaine au Qatar.
Entre respect affiché et prudence assumée, la presse brésilienne s'accorde à voir dans ce duel, à New Jersey, le premier grand examen de la Seleção dans sa quête d'une sixième étoile.