Afrique Australe: Xénophobie en Afrique du Sud - 5000 Malawites espèrent un rapatriement depuis Durban

La situation humanitaire est préoccupante pour des milliers de ressortissants du Malawi, regroupés depuis plusieurs jours sur un terrain de la ville de Durban, en Afrique du Sud, pour fuir les violences xénophobes. Selon un responsable communautaire cité par l'AFP, leur nombre dépasse désormais les 5 000 personnes, dont de nombreuses femmes enceintes. Ces Malawites ont fui leurs habitations de la région du Kwazulu Natal sous la pression de groupes anti-migrants qui ont donné aux étrangers jusqu'à la fin du mois de juin pour quitter l'Afrique du Sud.

Le Malawi a commencé à rapatrier certains de ses ressortissants par bus depuis l'Afrique du Sud, où les violences xénophobes vont crescendo ces derniers jours. Pour les quelques 5 000 Malawites réunis à Durban, l'ambassade du Malawi en Afrique du Sud s'est rendue sur place pour tenter d'organiser le retour de ces personnes au pays.

Leur nombre augmente très rapidement dans le parc public qui fait face au centre communautaire de Sherwood Hall, en banlieue de la ville. Ils n'étaient que 75 dimanche 7 juin, près de 300 le lendemain, et plusieurs milliers depuis mercredi. Les autorités sud-africaines s'activent pour organiser leur recensement, alors que des volontaires préparent des repas et distribuent des couvertures et que la police locale fait des rondes pour protéger ces Malawites d'éventuelles attaques.

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Les quelques 1 220 femmes, sur plus de 5 000 personnes recensés jeudi 11 juin, seront rapatriées en priorité. « Les hommes seront pris en charge plus tard », a déclaré un responsable de la mission diplomatique du Malawi. Une délégation du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, présente à Durban, a également fait part de son inquiétude, lors d'une réunion avec le Premier ministre de la province du Kwazulu Natal.

La région zoulou est toujours l'un des épicentres des vagues de violences xénophobes en Afrique du Sud. Les pressions et les menaces de morts ont forcé de nombreux étrangers à fuir leurs habitations sans rien emporter ces dernières semaines.

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