Congo-Kinshasa: Bas-Uélé - Un mort et neuf personnes enlevées par la LRA à Banda, la population plongée dans la peur

Une nouvelle attaque attribuée à la Lord's Resistance Army (LRA) a semé la panique dans la province du Bas-Uélé. Une personne a été tuée et neuf autres enlevées dans la nuit du 11 au 12 juin, lors d'une incursion de ce groupe rebelle ougandais dans la localité de Banda, située dans le territoire d'Ango.

Les habitants de Banda décrivent une nuit de terreur. Aux environs de 2 heures du matin, des assaillants lourdement armés ont fait irruption dans la localité, menant une attaque brutale contre la population.

Au cours de cette incursion, une personne a trouvé la mort. Il s'agit d'un agent de la Direction des recettes provinciales du Bas-Uélé, tué par les assaillants au cours des violences.

Les rebelles de la LRA ont capturé neuf habitants, parmi lesquels huit élèves de l'enseignement de base, dont quatre garçons et quatre filles. Ils ont été emmenés de force vers une destination inconnue.

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Cependant, dans la journée, l'un des captifs, un jeune homme de 20 ans, a été libéré par les ravisseurs.

Le sort des huit élèves toujours en captivité demeure inconnu. Leurs familles vivent dans une angoisse permanente, oscillant entre désespoir et espoir de les retrouver sains et saufs.

Cette attaque intervient dans un contexte déjà fragile, caractérisé par la présence persistante de groupes armés dans certaines zones du nord de la RDC.

Des élèves arrachés à l'école en plein examen

Selon Fidèle Aningeyi, directeur de l'école primaire Banda, certains des élèves enlevés participaient au Test national de sélection et d'orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) :

« Deux élèves de la 8e année de l'éducation de base ont présenté l'examen du premier jour, mais, dans la nuit du 11 au 12 juin, ils ont été enlevés et ont manqué l'examen du deuxième jour. Vraiment, nous regrettons. La communauté de Banda est en deuil ».

Cette situation a profondément bouleversé le déroulement des épreuves scolaires dans la localité, déjà affectée par l'insécurité.

Activités paralysées et examens interrompus

Depuis cette attaque, toutes les activités socio-économiques sont à l'arrêt à Banda. Les habitants vivent dans la peur de nouvelles incursions, tandis que les familles des victimes restent sans nouvelles de leurs proches.

Fait révélateur de la gravité de la situation : le TENASOSP n'a pas pu se poursuivre lors de la dernière journée dans cette localité, perturbant ainsi le calendrier scolaire.

Face à cette situation préoccupante, la société civile locale appelle à une intervention rapide des autorités.

Théo Zagbina, président de la société civile de Banda, lance un appel pressant :

« Nous plaidons auprès du gouvernement central pour un renforcement des effectifs des FARDC afin de sécuriser la population ».

Une menace persistante dans le nord de la RDC

Malgré des années d'efforts militaires, la LRA reste active dans certaines zones reculées du nord de la RDC, notamment dans les territoires frontaliers.

Ses incursions, souvent imprévisibles, continuent de semer la terreur parmi les populations locales, en ciblant particulièrement les civils, dont des enfants, parfois enrôlés de force ou réduits à l'esclavage.

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