La décision des députés du groupe de la majorité parlementaire PASTEF de soumettre une proposition de loi portant révision de la Constitution, inspirée de l'avant-projet de loi que le président de la République avait transmis au Conseil constitutionnel pour avis, continue de susciter des réactions.
La dernière en date est celle de l'ancien conseiller spécial à la présidence de la République sous Macky Sall, Abdou Aziz Diop, lors de son passage dans l'émission « Objection », diffusée sur les ondes de la radio privée Sud FM, ce dimanche 14 juin. Répondant à une interpellation de notre confrère Baye Oumar Guèye, Abdou Aziz Diop n'est pas allé par quatre chemins pour dénoncer la démarche des députés de PASTEF. Estimant que le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, est le plus légitime pour porter cette révision constitutionnelle, il a déclaré :
« Dès lors que le boulot est fait, pourquoi le refaire ? La question que je pose est celle-là. Quand un travail est fait, on passe à autre chose. Celui qui est le plus légitime à engager ce travail-là, c'est le président de la République, parce que c'est de lui qu'on attend la définition de la politique de la Nation. Une fois que le président de la République, qui a l'avantage de définir la politique de la Nation, y compris en matière électorale, s'est prononcé, je crois qu'il faut obtempérer », a-t-il martelé.
Par ailleurs, interpellé sur l'hypothèse d'une dissolution de l'Assemblée nationale, de plus en plus évoquée par certains observateurs, l'ancien conseiller spécial à la présidence de la République sous Macky Sall s'est dit favorable à cette démarche afin, selon lui, de « permettre au chef de l'État de disposer d'une majorité susceptible de l'aider à mettre en œuvre son programme ». En revanche, sur la question de l'organisation des élections municipales et départementales, Abdou Aziz Diop s'est déclaré opposé à tout report des élections locales prévues en 2027.
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