La région du Sahel central, en Afrique, se trouve à « un dangereux point de basculement », avec la multiplication des attaques de groupes extrémistes, a prévenu lundi 15 juin le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme.
La 62e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies s'est ouverte ce lundi 15 juin à Genève, en Suisse. Pendant près de quatre semaines, le conseil doit examiner des rapports concernant la situation des droits humains dans différents pays du monde.
Dans son discours d'ouverture, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme s'est notamment dit préoccupé par la situation au Sahel central. Volker Türk a évoqué la multiplication des attaques de groupes terroristes dans les trois pays de l'AES : Mali, Burkina Faso et Niger. Pour lui, « le Sahel central se trouve à un dangereux point de basculement ».
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Au Mali, des groupes armés extrémistes ont lancé des attaques coordonnées contre plusieurs villes et localités en avril, faisant de nombreuses victimes parmi la population civile. Je suis préoccupé par les informations selon lesquelles les forces de sécurité auraient procédé à des exécutions extrajudiciaires, enlevé des opposants politiques et détenu des journalistes de renom pour avoir fait leur travail. Au Burkina Faso Des groupes armés extrémistes continuent d'attaquer, d'enlever et de menacer les civils. Je déplore que les autorités aient dissous ou suspendu plus de 930 organisations de la société civile. Depuis avril, les attaques par des groupes armés extrémistes au Niger se multiplient et la formation de groupes dits d'autodéfense pose de graves risques d'exactions et de violences intercommunautaires. Personne n'a été tenu responsable des violations qui auraient été commises par l'armée.