Luanda — La proposition de loi modifiant la législation relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, approuvée mardi en spécialité par les députés de l'Assemblée nationale, vise à renforcer les mécanismes d'organisation et de fonctionnement de l'Unité d'Information Financière (UIF).
Initiée par l'Exécutif, cette révision législative a été adoptée en commission avec 29 voix pour, aucune contre et six abstentions. Elle s'inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif institutionnel et normatif de lutte contre les flux financiers illicites.
Cette réforme consolide ainsi le rôle de l'UIF en tant qu'institution essentielle du système national de prévention et de lutte contre les crimes financiers.
Elle entend également doter l'Unité de meilleurs instruments opérationnels, d'une capacité accrue de coordination ainsi que de mécanismes plus efficaces d'analyse et de partage d'informations.
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La proposition de loi s'inscrit dans le cadre des efforts continus visant à renforcer la conformité et l'efficacité du système national de prévention et de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
Ces efforts se traduisent notamment par l'adaptation du cadre juridique de référence aux exigences de prévention et de répression effective de ces phénomènes criminels.
Les mesures envisagées favorisent la mise en place de mécanismes optimisés et davantage alignés sur les bonnes pratiques reconnues à l'échelle internationale, contribuant ainsi à l'amélioration de l'environnement social, économique et financier du pays.
Le texte vise également à renforcer la sécurité juridique et la prévisibilité dans la qualification des comportements susceptibles de constituer des infractions de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme ou de prolifération des armes de destruction massive.
À cet égard, une attention particulière est accordée à la reconnaissance du blanchiment de capitaux autonome comme infraction distincte, ainsi qu'à une définition plus précise de la notion de « personnes politiquement exposées », afin de faciliter l'application de mesures de vigilance renforcée.
À travers les modifications proposées, l'Exécutif entend accroître l'efficacité des dispositifs de prévention, de détection et de répression du blanchiment de capitaux, du financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive, conformément aux meilleures pratiques et aux standards internationaux.