Sénégal: «Beaucoup d'énergie mentale a été perdue avec 2002», selon Koulibaly après la défaite devant la France

Battu 3-1 par la France pour son entrée en Coupe du monde, le capitaine du Sénégal Kalidou Koulibaly, lucide, analyse une défaite frustrante mais refuse le fatalisme. Entre regrets, détails à corriger et appel à l'unité, il se projette déjà sur le prochain match face à la Norvège.

Kalidou, c'est une défaite d'entrée pour le Sénégal, qu'est-ce qui vous a manqué pour tenir en échec la France ?

C'était un match très difficile contre une équipe qui a fait deux finales sur les deux dernières éditions. Donc, c'est une des meilleures équipes au monde, un exemple pour beaucoup de nations. Je pense qu'on n'a pas à rougir sur la première mi-temps : on a fait une très bonne première période, on les a mis en difficulté. En deuxième mi-temps, je pense qu'ils sont revenus avec un peu plus de pression. Ils nous ont mis en difficulté sur les ballons qu'on a perdus. C'est dommage : trois buts, en plus. Je pense que le score est un peu lourd, que ce n'est pas mérité, mais ça fait partie du football, ce sont des détails.

Aujourd'hui, on a failli sur quelques situations, mais on va rester confiants parce que le prochain match arrive très vite.

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Qu'est-ce que vous vous êtes dit entre vous à la fin du match ?

Le coach n'aime pas parler à chaud, il aime bien attendre un peu. Mais voilà, il nous a tous serré la main, il a dit qu'on ne devait pas lâcher, qu'on devait continuer à travailler, qu'il y a des bonnes choses et des mauvaises choses. On va bien analyser le match qu'on a fait aujourd'hui, on va analyser aussi la Norvège pour le prochain match et on sera prêts.

Et vous le capitaine, quel message avez-vous donné dans le vestiaire ?

Non, je préfère ne pas trop parler après le match. Vous savez, quand tu es à chaud comme ça, il ne faut pas trop parler, quelquefois il y a des paroles qui sortent du cadre, du contexte. Mais voilà, maintenant je pense qu'on en parlera ce soir déjà à table, on va en parler demain (mercredi).

Il y aura beaucoup de choses à améliorer ?

De toute façon, ce que j'aime bien dans cette équipe, c'est qu'on parle toujours football et qu'on sait ce qu'on a fait. Je crois qu'avec Moussa (Niakhaté), sur le chemin, on a déjà commencé à régler deux-trois schémas tactiques qu'on n'a pas bien gérés aujourd'hui. Globalement Il faut corriger les détails, les pertes de balle, défensivement il faut qu'on corrige ça. Trois buts encaissés, c'est énorme, surtout en Coupe du monde. Devant, il faut qu'on arrive à marquer : on a eu des situations, dommage qu'on ne l'ait pas fait. Mais voilà, c'est un travail d'ensemble, on va continuer.

Est-ce qu'il y a eu la pression pour vous de faire aussi bien que les lions de 2002 ?

Je pense aussi qu'il y avait beaucoup d'énergie mentale qui a été perdue parce que tout le monde parlait du match de 2002, voulait faire le parallèle avec ce match en 2026. Je pense que c'est bien que ce match contre la France soit passé. Maintenant on va se concentrer sur la Coupe du monde.

Est-ce que vous pensez qu'il vous a manqué un peu de fraîcheur aussi en seconde période

Oui, peut-être. Je pense aussi qu'il ne faut pas oublier qu'on a beaucoup travaillé et qu'il y avait des joueurs qui n'étaient pas bien physiquement, comme moi, comme d'autres comme Gana qui n'avaient pas joué depuis longtemps. Pape (Guèye) aussi était un peu fatigué. Mais je pense que c'est de bon augure pour le futur. Il faut continuer à travailler.

Quelles leçons retenir de cette défaite ?

Il ne faut pas oublier qu'en face, on avait une équipe qui est souvent dans le dernier carré, voire finaliste. Donc je pense que le Sénégal a montré de bonnes choses malgré la défaite. Maintenant, il ne faut pas être contents sous prétexte que c'était l'équipe de France. Non, on est énervés, on veut gagner les matchs, c'est dommage qu'on ne l'ait pas fait. Je sais qu'on a déçu, qu'il y a beaucoup de supporters qui sont déçus aujourd'hui, mais il faut rester unis.

C'est dans l'unité qu'on va réussir à aller le plus loin possible. J'espère que les Sénégalais vont continuer à être derrière nous parce qu'on a besoin d'eux. On joue pour eux. Aujourd'hui, ils ont répondu présents et je ferai tout, on fera tout, pour qu'ils soient contents lors du prochain match.

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