Maroc: Le Groupe socialiste dénonce l'accumulation des questions écrites sans réponse du gouvernement

Le Groupe socialiste à la Chambre des représentants a dénoncé l'accumulation des questions écrites sans réponse de la part du gouvernement.

Lors de la séance plénière consacrée aux questions orales tenue lundi 15 juin courant, Said Baâziz, membre du Groupe socialiste-Opposition ittihadie, a vivement critiqué les retards persistants du gouvernement dans le traitement des questions écrites adressées par les parlementaires.

Il a fustigé ce qu'il a qualifié de «réaction négative» de l'exécutif à l'égard des mécanismes de contrôle parlementaire, estimant que le non-respect des délais de réponse constitue une atteinte aux dispositions constitutionnelles.

Said Baâziz a rappelé que la Constitution impose au gouvernement de répondre aux questions écrites des parlementaires dans un délai de vingt jours. Or, selon lui, cette obligation est loin d'être respectée dans la pratique.

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Le parlementaire a souligné que les réformes engagées ces dernières années, notamment la numérisation de la procédure de dépôt des questions, devaient permettre une transmission instantanée et automatique des questions adressées aux différents départements ministériels. Cependant, a-t-il regretté, ces avancées technologiques ne se sont pas traduites par une amélioration notable des délais de réponse.

«Le passage au numérique devait accélérer l'interaction entre le gouvernement et le Parlement», a-t-il fait valoir, estimant que la persistance des retards affaiblit le rôle de contrôle dévolu à l'institution législative.

Le député usfpéiste a livré des chiffres révélateurs de l'ampleur du problème. A un mois seulement de la fin de la législature, le Groupe socialiste recense, selon lui, 1797 questions écrites restées sans réponse de la part du gouvernement.

Une situation qu'il juge préoccupante, d'autant plus que ces questions portent sur des dossiers qui concernent directement les préoccupations quotidiennes des citoyens. «Comment pouvons-nous présenter le bilan de notre travail aux citoyennes et aux citoyens lorsque des centaines de dossiers restent sans réponse?», s'est-il interrogé.

Pour le parlementaire ittihadi, les questions écrites ne constituent pas un simple outil procédural. Elles représentent un canal institutionnel essentiel permettant de relayer les préoccupations de la population, d'interpeller l'exécutif et d'assurer le suivi de nombreux dossiers d'intérêt public.

Au-delà de la question des délais, Said Baâziz a pointé du doigt ce qu'il considère comme une gestion inégale des questions parlementaires par les différents ministères.

Selon lui, certains départements, notamment ceux à caractère technocratique, affichent des taux de réponse plus élevés que d'autres. Cette situation soulève, d'après lui, la question du respect du principe d'égalité dans le traitement des sollicitations parlementaires.

Le député ittihadi a ainsi appelé à une mobilisation accrue du gouvernement afin de garantir une interaction régulière et équitable avec l'ensemble des élus, considérant que la qualité du dialogue entre l'exécutif et le Parlement constitue un indicateur essentiel du bon fonctionnement des institutions démocratiques.

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