La ville de Matam, capitale de la région éponyme, a célébré hier, mardi 16 juin 2026, le lancement officiel de la 36ème Journée de l'Enfant Africain, en même temps que le début de la 38ème Semaine Nationale de l'Enfant. Cette cérémonie a été présidée par la ministre de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf
Placé sous le thème : « Garantir l'accès universel à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène pour chaque enfant en Afrique », cet événement de sensibilisation a rassemblé des responsables administratifs, des élus, des partenaires techniques et financiers, des organisations citoyennes et des enfants venus de différentes communes de la région. Dans son discours, la ministre a souligné à quel point cette journée commémorative est importante, car elle honore la mémoire des enfants de Soweto, en Afrique du Sud. Elle a également insisté sur le besoin d'améliorer les efforts pour protéger et prendre soin des enfants.
En face des acteurs et des jeunes enfants, la ministre a souligné l'importance de cette commémoration, organisée en mémoire des enfants de Soweto, tués le 16 juin 1976 en défendant leur droit à l'éducation, sous le régime de l'apartheid qui prévalait alors en Afrique du Sud. Elle a rappelé que leur courage impose de faire de l'enfant une priorité dans les politiques publiques. Dans ses propos, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a également annoncé que le Sénégal maintient son engagement à travers la ratification des Conventions internationales et la Stratégie nationale de protection de l'enfant adoptée en 2016. Selon elle, plusieurs programmes ont été mis en place pour améliorer les conditions de vie des enfants.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Mettant l'accent sur le thème de 2026, la ministre mentionne que l'accès à l'eau potable, aux installations sanitaires et à l'hygiène est essentiel pour la santé, l'éducation et le bon développement des enfants. Un constat qui, selon elle, nécessite que tout le monde travaille ensemble pour diminuer les inégalités qui existent encore. Et de déclarer que « l'eau est un problème de justice sociale et que ceux qui souffrent le plus du manque d'accès sont les enfants, surtout les filles dans les zones rurales ». Relevant par la suite le volume des défis à relever, elle a mis en lumière les problèmes importants, en citant : la croissance de la population, le développement non organisé des villes, le changement climatique et les inégalités entre les régions. A cet égard, Mme la ministre a demandé un engagement commun autour de réponses plus inclusives, plus résilientes, centrées sur les droits de l'enfant.
Le choix de Matam, pour abriter le lancement de la journée n'est pas fortuit. Pour l'autorité, cette "région de résilience", sert de modèle et traduit l'injonction faites aux Collectivités territoriales de créer des lignes budgétaires sensibles à l'enfant.
L'événement a été marqué par une grande implication des enfants, dont les discours ont été mis en avant, juste avant le début officiel de la Semaine Nationale de l'Enfant.