Afrique: L'exécutif angolais lance un projet au profit de 500 000 jeunes

Luanda — Cinq cent mille jeunes Angolais bénéficieront, dès le mois d'août prochain, de programmes de formation à l'emploi, de formation technique et de promotion de l'entrepreneuriat grâce au projet « Jovem + », a annoncé mardi à Luanda la ministre de l'Administration publique, du Travail et de la Sécurité sociale (MAPTSS), Teresa Dias.

Selon la ministre, cette initiative émane de l'exécutif angolais et bénéficie d'un financement de 250 millions de dollars de la Banque mondiale. La dirigeante a expliqué que le projet vise en particulier l'inclusion de 200 000 femmes et de 30 000 personnes en situation de handicap. Il constitue une réponse structurelle au défi du chômage des jeunes et a pour objectif de promouvoir la diversification économique et le développement du capital humain en Angola.

Teresa Dias a ajouté que l'objectif est d'accroître la productivité et de faciliter l'accès à des opportunités de revenus dignes. « Il s'agit d'un investissement transformateur pour l'avenir de l'Angola ; Jovem + place la jeunesse au cœur de la stratégie de croissance et d'innovation du pays », a-t-elle déclaré. Teresa Dias a précisé que le projet repose sur trois piliers fondamentaux : « l'entrepreneuriat », destiné à 100 000 bénéficiaires, vise à transformer les idées en entreprises pérennes grâce à des formations, des outils numériques et un accompagnement à la croissance des petites entreprises.

La responsable a souligné que le volet « formation et emploi » permettra d'acquérir des compétences techniques, de réaliser des stages professionnels, de bénéficier d'un mentorat et de faciliter l'insertion professionnelle, avec un accent particulier sur l'économie numérique et l'intelligence artificielle, pour 400 000 jeunes. La ministre a ajouté que « la modernisation du réseau national de formation » témoigne d'un fort engagement en faveur de l'inclusion sociale, avec un objectif d'au moins 40 % de femmes parmi les bénéficiaires et un quota spécifique réservé aux jeunes en situation de handicap.

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La responsable du département ministériel a expliqué que la mise en œuvre du projet nécessite une étroite coordination entre plusieurs ministères : le Plan, les Finances, la Jeunesse et les Sports, et l'Action sociale, la Famille et la Promotion de la femme. Elle a précisé que le modèle de mise en œuvre repose sur le rôle central de l'Institut national pour l'emploi et la formation professionnelle (INEFOP), tirant parti de son rayonnement national, et privilégie la convergence territoriale, en mettant l'accent sur des interventions stratégiques dans le corridor de Lobito.

Elle a réaffirmé que l'initiative a été conçue sur la base d'études et d'un processus participatif comprenant 44 consultations publiques dans 11 provinces, garantissant ainsi la prise en compte des besoins réels des jeunes et du marché du travail. « Avec cet investissement, l'Exécutif renforce son alignement sur le Plan national de développement (PND 2023-2027) et le Programme national pour l'emploi, réaffirmant son engagement à autonomiser la plus grande force démographique du pays pour le développement durable de l'Angola », a-t-elle conclu.

À cette occasion, le directeur général de l'INEFOP, Manuel Mbangui, a officiellement lancé le programme, soulignant que cette initiative représente un élargissement significatif des mesures d'insertion professionnelle déjà en cours. Elle introduit des critères rigoureux et un suivi continu, avec une rémunération pour les stagiaires et les formateurs.

Il a expliqué que la procédure de candidature se déroulera en deux phases distinctes jusqu'au 31 juillet afin d'en optimiser l'efficacité : la première phase sera consacrée à la collecte des offres de stage auprès des entreprises, et la seconde, le mois suivant, à l'ouverture des candidatures pour les jeunes.

Manuel Mbangui a précisé que les personnes intéressées devront déposer leur candidature via le portail de l'INEFOP, les agences pour l'emploi, les centres de formation et le Centre intégré de services aux citoyens (SIAC). Il a ajouté que l'INEFOP garantira la reconnaissance des formations dispensées par les formateurs locaux, délivrera des certificats professionnels et apportera un soutien afin que ces jeunes puissent accéder à des marchés plus compétitifs.

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