Le protocole d'accord entre Washington et Téhéran qui doit être signé vendredi, prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour un cinquième du pétrole mondial. L'Afrique est particulièrement dépendante du pétrole du golfe, notamment pour son secteur aérien, dont la majorité du kérosène est importée du Moyen-Orient.
La perspective d'un accord de paix est d'autant mieux accueillie que les compagnies aériennes africaines ont été durement frappées par la crise, avec des profits en baisse de 66% cette année, selon les derniers chiffres de l'Association du Transport aérien international.
Pour Maureen Kahonge, porte-parole de l'Association des compagnies aériennes africaines, il s'agit de la conséquence directe de la guerre au Moyen-Orient. « Le prix du carburant a augmenté d'environ 70%, pour atteindre 152 dollars le baril de kérosène en moyenne, rapporte-t-elle. Il y a tout de même eu une hausse de la demande, car avec la fermeture des hubs du Moyen-Orient, une partie du trafic s'est reportée sur l'Afrique. Mais cela n'a pas suffi, et les profits sont en forte baisse. »
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La perspective d'une réouverture du détroit d'Ormuz rassure le secteur, même si la sortie de crise est encore loin. « Il faudra un certain temps avant que le secteur ne se stabilise, poursuit Maureen Kahonge. En plus, une fois que les compagnies du Moyen-Orient auront retrouvé la capacité qu'elles avaient perdue, les compagnies aériennes africaines qui avaient récupéré une partie de la demande vont voir cette demande s'éloigner. »
L'Afrique est loin d'être le seul continent touché par la crise. Cette année, les profits du secteur aérien mondial ont été divisés par deux par rapport à 2025.