Dundo — Six cent vingt-huit cas de violence contre des mineurs ont été notifiés de janvier jusqu'à ce jour dans la province de Lunda-Norte, par l'Institut National de l'Enfance (INAC), un chiffre supérieur à celui de l'année dernière à la même période.
L'annonce a été faite ce mardi, à Chitato, par la chef des services provinciaux de l'INAC, Generosa Muapelende, faisant savoir que le viol porte plus sur les abus sexuels commis pour sa majorité au sein de la famille et sur le travail des enfants.
Selon la responsable, qui s'exprimait à l'occasion de la Journée de l'enfant africain, célébrée aujourd'hui, en comparaison aux années précédentes, les cas de viol ont tendance à augmenter. Elle a dans ce cadre conseillé aux familles d'éviter les actes de maltraitance envers les mineurs.
Elle a déclaré que l'institut était très préoccupé par le nombre croissant d'enfants des rues, une situation qui exige l'engagement de tous pour combattre ce phénomène.
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Ce phénomène, a-t-elle ajouté, s'explique principalement par le faible pouvoir économique de nombreuses familles, l'attrait pour l'argent observé chez les enfants.
Les crimes contre les mineurs et leur présence dans les rues passent souvent sous silence, voilà pourquoi l'INAC mène des campagnes de sensibilisation, des conférences et assure un suivi et un contrôle sur cette frange de la société.
Le 16 juin s'est achevé par diverses animations, suivies d'un déjeuner festif et de la distribution de jouets aux enfants.
Les célébrations se déroulent sous la devise « intégrer les 11 engagements au niveau municipal, c'est promouvoir les droits de l'enfant ».
La Journée de l'enfant africain est célébrée chaque année le 16 juin. Cette date a été instituée en 1991 par l'Organisation de l'Unité africaine (aujourd'hui l'Union africaine) et est largement observée dans des pays comme l'Angola afin de promouvoir la protection et la garantie des droits de l'enfant. NC/ASS/DF/LUZ