Depuis plusieurs années, Kofi Yamgnane s'est imposé comme le critique le plus virulent du pouvoir togolais.
L'ancien secrétaire d'État français multiplie les sorties médiatiques pour fustiger les dirigeants du pays, de feu Gnassingbé Eyadéma à l'actuel président du Conseil Faure Gnassingbé.
Mais cette posture de pourfendeur du système togolais se heurte à une question que Le Messager pose sans détour : quelle crédibilité accorder à un homme dont le propre parcours est entaché d'une condamnation judiciaire pour trafic d'influence en France ?
La question n'est pas anodine. Donner des leçons de gouvernance et d'éthique tout en portant le poids d'une telle condamnation expose inévitablement celui qui s'y risque à la suspicion et affaiblit la portée de ses attaques, aussi légitimes soient-elles sur le fond.