Pour leur premier match historique en Coupe du Monde lundi face à la Roja, les Requins Bleus ne comptent pas renier leurs principes. Le sélectionneur Bubista et son capitaine Ryan Mendes affichent leur ambition.
Le grand jour approche pour le Cap-Vert. Lundi (16h00 GMT) à Atlanta, les Requins Bleus s'apprêtent à vivre le moment le plus important de leur histoire footballistique : un baptême du feu en Coupe du monde face à l'Espagne. Devenus l'un des dix représentants africains de ce Mondial XXL au terme d'un parcours de qualification mémorable, les Cap-Verdiens débarquent sans complexe, bien décidés à rester fidèles à eux-mêmes.
Face aux velléités de l'un des grands favoris de la compétition, le sélectionneur Pedro Leitao Brito, dit « Bubista », refuse de courber l'échine. Pour lui, ses hommes doivent avant tout livrer une prestation qui ressemble au pays.
« Nous voulons montrer tout ce que nous avons préparé. Nous sommes ici pour rivaliser et imposer notre identité, a martelé le technicien. Jouer ces trois matches de poule avec courage et détermination est capital pour nous. Il s'agit de montrer au monde ce que nous valons en tant qu'équipe, mais surtout en tant que nation. »
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Ryan Mendes en guide suprême
Cette ascension fulgurante du Cap-Vert reste l'une des plus belles épopées du football africain récent. Si le respect pour le monument espagnol est bien là, Bubista croit fermement aux chances de son groupe : « Nous sommes conscients des difficultés et de la force de notre adversaire. Mais sur la pelouse, je suis convaincu que ce sera un vrai match de compétition. »
Pour guider les novices dans cette terre inconnue, les Requins Bleus s'en remettront à leur capitaine et phare dans la tempête, Ryan Mendes. Du haut de ses 22 buts en sélection, l'attaquant reste le joueur le plus expérimenté et le danger numéro un de son équipe.
« C'est une expérience totalement nouvelle, mais ma détermination est intacte, confie Mendes. Je veux me dépouiller pour mon pays, main dans la main avec mes coéquipiers. Mon but est d'apporter de la joie au peuple cap-verdien. Je me sens privilégié d'être là. Il n'y a pas de plus belle scène que la Coupe du monde. »
Si le menu du groupe H s'annonce copieux avec l'Arabie Saoudite et l'Uruguay au programme des réjouissances futures, le Cap-Vert refuse de regarder trop loin. Pour l'heure, les yeux sont rivés sur le choc de lundi face aux champions du monde 2010. Le rendez-vous est pris.