Chaque année, la région produit entre 100 000 et 150 000 tonnes de mangues. Pourtant, près de 50 % de cette production est perdue après la récolte, soit entre 50 000 et 75 000 tonnes de fruits qui ne sont pas valorisés.
Face à ce constat préoccupant et dans le souci de réduire ces pertes tout en créant de la valeur ajoutée, l'entreprise sociale de valorisation des produits agricoles EPICERIDICI IMPACT Côte d'Ivoire, dirigée par Mme Corinne Roux Drouillet, a organisé, les 13 et 14 juin 2026, dans les locaux du Conseil régional du Tchologo, à Ferkessédougou, un atelier de formation au profit de 150 femmes de la région.
Cette initiative s'est tenue sous l'égide du Conseil régional du Tchologo, présidé par Téné Birahima Ouattara, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, représenté à cette occasion par Traoré Bamoudien, premier vice-président de l'institution. La cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence du corps préfectoral, des élus et cadres de la région, ainsi que de représentants d'établissements financiers et d'entreprises du secteur agroalimentaire.
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Au-delà de l'apprentissage des techniques de transformation de la mangue en confiture, la formation a également porté sur des thématiques essentielles telles que le financement des activités, la commercialisation des produits et le développement de la confiance en soi.
Prenant la parole, la directrice générale d'EPICERIDICI IMPACT Côte d'Ivoire, Corinne Roux Drouillet, a rappelé que le Tchologo dispose d'un important potentiel agricole, notamment dans la production de mangues. Elle a toutefois déploré les pertes considérables enregistrées chaque année, dues principalement à l'insuffisance des capacités de conservation et de transformation. « Face à cette situation, il est indispensable de développer des solutions durables en renforçant la valorisation des productions locales, tout en misant sur la formation et l'autonomisation économique des femmes », a-t-elle expliqué.
Selon elle, cet atelier poursuit un triple objectif : réduire les pertes post-récolte, accroître la valeur ajoutée de la filière mangue et renforcer l'autonomie financière des bénéficiaires. « Durant ces deux jours, les participantes ont été formées à plusieurs modules portant notamment sur la transformation de la mangue, les règles d'hygiène alimentaire, les techniques d'emballage, le marketing ainsi que la gestion financière », a-t-elle précisé.
Au nom du président du Conseil régional du Tchologo, Traoré Bamoudien a salué une initiative qu'il considère comme un véritable levier de développement économique et d'amélioration des conditions de vie des femmes et des jeunes de la région. Selon lui, cette formation s'inscrit dans une stratégie plus globale de promotion de la transformation locale des produits agricoles afin de créer davantage d'opportunités génératrices de revenus.
« Le développement d'une région se mesure également à sa capacité à révéler les talents de sa population, à valoriser ses ressources locales et à créer les conditions d'une prospérité partagée », a-t-il déclaré, avant d'inviter les bénéficiaires à mettre en pratique les connaissances acquises.
Pour sa part, le préfet de la région du Tchologo, préfet du département de Ferkessédougou, Jean-Pierre Sory, a félicité les initiateurs du projet ainsi que l'ensemble des partenaires. Il leur a assuré du soutien du corps préfectoral et de l'administration pour accompagner la mise en œuvre de telles initiatives de développement. Le programme « EPICERIDICI IMPACT » a pour vocation d'accompagner les entreprises dans la conception et la réalisation de projets sociaux à fort impact, en cohérence avec leurs engagements sociétaux. Il bénéficie du soutien de plusieurs établissements bancaires et d'acteurs majeurs de l'industrie agroalime