Des échanges de tirs ont été entendus dans la matinée du jeudi 18 juin 2026 aux abords de l’aéroport international de Niamey, au Niger. Selon plusieurs sources concordantes, les détonations ont duré près de deux heures avant un retour progressif au calme.
D’après les informations rapportées par RFI, des assaillants seraient parvenus à pénétrer dans la zone aéroportuaire. À la mi-journée, des opérations de ratissage étaient toujours en cours dans le secteur afin de sécuriser les lieux et d’identifier les auteurs de l’attaque.
Les autorités ont également renforcé les mesures de sécurité dans plusieurs points stratégiques de la capitale. Les environs du palais présidentiel ainsi que ceux de la primature ont été bouclés par les forces de défense et de sécurité.
À ce stade, aucun bilan officiel n’a été communiqué concernant d’éventuelles victimes ou dégâts matériels. L’identité des assaillants et les motivations de l’attaque restent également à déterminer.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Un précédent en janvier 2026
Cet incident intervient quelques mois après une attaque d’envergure ayant visé, fin janvier 2026, l’aéroport de Niamey et la base militaire attenante. L’assaut, qui avait duré plusieurs heures, avait été revendiqué par la suite par le groupe État islamique.
Selon les autorités nigériennes, cette opération avait été repoussée par les Forces armées nigériennes (FAN), avec l’appui de leurs partenaires russes. Le bilan officiel faisait état de quatre blessés ainsi que d’importants dégâts matériels.
À l’époque, le chef du régime militaire nigérien, le général Abdourahamane Tiani, avait évoqué une faille dans le dispositif de sécurité ayant permis aux assaillants de mener leur attaque. Il avait indiqué que l’objectif des assaillants était notamment de porter atteinte aux capacités aériennes de l’armée nigérienne.
Les événements du 18 juin relancent ainsi les interrogations sur la sécurité des infrastructures stratégiques du pays, alors que le Niger continue de faire face à des défis sécuritaires persistants dans plusieurs régions de son territoire.
