Guinée: Le gouvernement justifie des suspensions de fonctionnaires en lien avec l'orpaillage

L'orpaillage (Illustration)

Le 12 juin, le gouvernement suspendait le préfet, les sous-préfets et une centaine de fonctionnaires de l'environnement dans la préfecture de Siguiri, dans le nord-est du pays, où prolifèrent les mines d'or artisanales. Il n'avait alors pas donné d'explications. À la télévision nationale, le 16 juin 2026, le porte-parole du gouvernement justifie ces suspensions par la non-application de l'interdiction de certaines machines, particulièrement destructrices de l'environnement, dans l'exploitation artisanale de l'or.

Le 13 mars dernier, le gouvernement de Guinée interdisait l'usage des engins lourds comme les pelles mécaniques dans les mines d'or artisanales. Mais cette interdiction n'a rien changé, déplore le porte-parole du gouvernement : ces machines sont toujours aussi nombreuses sur le terrain.

C'est après avoir envoyé des missions d'inspection pour réaliser ce constat que le gouvernement a décidé de sévir et de procéder à ces suspensions. Des mesures conservatoires, ajoute Ousmane Gaoual Diallo, qui précise que des enquêtes administratives se poursuivent pour situer les responsabilités dans cette situation.

Pollutions

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L'interdiction de ces machines était une vieille revendication de plusieurs mouvements locaux de défense de l'environnement, qui n'ont cessé de dénoncer les graves pollutions qu'elles provoquent et de manifester pour faire entendre leur voix. Aujourd'hui, ces mouvements se réjouissent de cette décision gouvernementale et espèrent que les machines vont, pour de bon cette fois, être retirées de la région. Une région proprement martyrisée par l'orpaillage mal régulé qui, chaque jour, détruit des terres agricoles et pollue les cours d'eau.

Il ne s'agit cependant pas d'interdire l'orpaillage artisanal dont vivent des centaines de milliers de personnes, a tenu à rassurer le porte-parole du gouvernement, mais de mieux l'encadrer pour en limiter les impacts.

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