Malgré les campagnes de sensibilisation et les risques d'accidents mortels, l'utilisation du téléphone portable au volant reste une pratique courante chez de nombreux automobilistes à Kinshasa. Entre appels urgents, lecture de messages et navigation sur les réseaux sociaux, cette distraction majeure inquiète de plus en plus les piétons et les spécialistes de la sécurité routière.
À Kinshasa, traverser la route ou partager la chaussée avec les automobilistes est devenu un exercice de plus en plus périlleux. En cause, la généralisation du téléphone au volant.
Pour de nombreux piétons interrogés par Radio Okapi dans les rues de la capitale, cette habitude réduit considérablement la vigilance des conducteurs et met en danger la vie des passagers ainsi que celle des passants.
Du côté des chauffeurs, la prise de conscience est réelle, mais les mauvaises habitudes ont la peau dure. Si certains conducteurs admettent volontiers le danger que représente cette pratique, beaucoup avouent succomber à la tentation, justifiant l'usage de leur smartphone par la nécessité de répondre à des appels professionnels ou familiaux « urgents ».
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Une baisse drastique des réflexes au volant
Pourtant, les experts et spécialistes de la circulation routière sont formels : il n'existe pas d'appel assez urgent pour justifier de mettre des vies en péril. Selon eux, manipuler son téléphone ou même passer un appel avec un kit mains libres détourne l'attention visuelle, cognitive et physique du conducteur.
Ce manque de concentration ralentit drastiquement les réflexes face à un obstacle soudain ou à un comportement imprévu sur la chaussée.
Face à la persistance de ce comportement à risque dans la capitale congolaise, les autorités de la Police de circulation routière (PCR) rappellent que le strict respect du code de la route n'est pas optionnel.
Elles appellent à un changement radical de comportement et invitent instamment les conducteurs à ranger leur téléphone ou à se garer en toute sécurité s'ils doivent impérativement communiquer, afin de préserver leur propre vie et celle des autres usagers de la route.