À la veille du choc face aux Lions de l'Atlas, le sélectionneur de l'Écosse, Steve Clarke, s'est présenté face aux médias à Boston. S'il savoure la première victoire des siens contre Haïti, le technicien écossais ne tarit pas d'éloges sur le Maroc, qu'il place au même niveau que le Brésil.
« Le Maroc est encore meilleur qu'au Qatar »
Steve Clarke n'a pas cherché à cacher son admiration pour le football marocain. Interrogé sur le statut des Lions de l'Atlas, demi-finalistes de la dernière édition au Qatar, le coach écossais est allé encore plus loin : « J'ai le sentiment que cette équipe marocaine est probablement encore un peu meilleure que celle du dernier Mondial. L'apport des jeunes joueurs les a fait grimper d'un niveau. C'est un défi immense. »
Pour Clarke, le Maroc fait définitivement partie des géants de ce tournoi. Relancé sur la perspective d'affronter la Seleção lors du troisième match, sa réponse a été catégorique : ce match contre les hommes de Mohamed Ouahbi sera « absolument tout aussi difficile » que celui contre le Brésil.
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Le plan anti-Lions : Accepter de souffrir sans ballon
L'Écosse aborde ce match dans une position de leader du groupe après son entrée réussie, mais son sélectionneur reste lucide sur le rapport de force technique. L'Écosse s'attend à courir après le ballon.
La possession : « Nous nous attendons à ce que le Maroc ait davantage le ballon que nous. L'important sera d'être redoutables dès que nous le récupérerons. »
Le piège du favori évité : Clarke a rappelé que la mentalité écossaise préférait le costume de l'outsider. « Contre Haïti, nous étions favoris et nous avons galéré. Cette fois, nous sommes les outsiders, et parfois, l'Écosse préfère cela. »
Le cas Saibari décortiqué par le staff écossais
Interrogé par les journalistes sur les individualités marocaines, et plus particulièrement sur Ismael Saibari, fraîchement transféré au Bayern Munich et buteur face au Brésil, Steve Clarke a prouvé qu'il avait minutieusement étudié son sujet.
Un faux numéro 9 : « Il a un peu changé de position lors du dernier match, jouant plus dans l'axe. Ce n'est pas un avant-centre naturel. »
Le danger du décrochage : « C'est un joueur très intelligent qui décroche profondément et dérive sur les côtés pour sortir les défenseurs de leur zone. »
La consigne aux défenseurs : Les défenseurs centraux écossais ont reçu l'ordre d'être extrêmement vigilants sur le timing : savoir quand sortir sur lui et quand garder la position pour ne pas libérer d'espaces.
Le sélectionneur a également mentionné la pépite de 18 ans, Ayoub Bouaddi, révélant que son staff avait pour mission de faire en sorte qu'il « brille beaucoup moins » que lors du premier match.
Pas de calculs pour l'histoire
Alors que l'Écosse n'a jamais dépassé la phase de poules d'un Mondial de son histoire, Clarke refuse de sortir les calculatrices malgré les options de qualification (meilleurs troisièmes, différence de buts).
Pour contrer le collectif marocain qu'il qualifie de « real deal » (du solide) mêlant puissance, vitesse et transition rapide, l'Écosse s'en remettra à ses cadres : le capitaine Andy Robertson et le milieu Scott McTominay, annoncé en bien meilleure forme physique que lors du premier match.
Le message est lancé : les Écossais respectent profondément le Maroc, mais ils comptent bien capitaliser sur leur grinta d'outsiders pour bousculer les pronostics.