Une fusillade a éclaté à Anosibe, jeudi soir. Le Service anti-gang a réussi à libérer une adolescente séquestrée par ses ravisseurs. Aucune rançon n'a été versée.
Un enlèvement a semé la peur et la confusion dans le quartier d'Anosibe, jeudi soir. Trois enfants d'une même famille, un garçon et ses deux soeurs, ont été pris pour cibles par des ravisseurs armés. Le garçon et l'une des filles ont rapidement été relâchés, mais leur soeur aînée, âgée de 17 ans, a été retenue en otage. Les malfaiteurs ont exigé une rançon de 20 millions d'ariary pour sa libération.
Alertée par la famille, la Police nationale est intervenue sans délai. Le Service central anti-gang (SAG) a déployé un dispositif dans les secteurs d'Ampangabe et d'Anosibe afin de localiser les ravisseurs et de secourir la victime. Vers 21 heures, alors que les criminels tentaient de déplacer l'adolescente, ils se sont retrouvés face aux forces de l'ordre, déclenchant un échange de tirs.
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La priorité des policiers a été de mettre la jeune fille en sécurité. Profitant de la confusion, les ravisseurs ont pris la fuite dans les ruelles du quartier, abandonnant leur otage. Selon les informations recueillies, l'un d'eux aurait été blessé par balle et fait l'objet de recherches. Aucun paiement n'a été effectué. L'enquête a été confiée à la Brigade criminelle.
Des menaces par téléphone
Le père des enfants, conducteur de taxi-bicyclette, affirme avoir été pris au dépourvu. De retour d'un enterrement familial, il a appris que ses enfants avaient été approchés par des inconnus. Les ravisseurs ont ensuite utilisé son fils pour entrer en contact avec lui avant de le menacer directement par téléphone. « Allô, on a ta fille. Si tu veux qu'elle reste en vie, il faut payer 30 millions d'ariary», lui auraient-ils lancé. Le père affirme avoir répondu qu'il lui était impossible de réunir une telle somme. Les ravisseurs auraient alors répliqué : « Ta fille ou l'argent», avant de revoir leur exigence à la baisse et de réclamer 20 millions d'ariary.
Ils lui ont ensuite donné rendez-vous à proximité de Sonatra, à Anosibe, quelques minutes après l'appel. « Dépêche-toi, on t'attend avec l'argent », lui auraient-ils ordonné. Grâce à l'intervention des policiers, l'adolescente a été libérée saine et sauve. « Sans eux, ma fille ne serait pas là aujourd'hui », a déclaré son père. Le secteur a été ratissé durant une grande partie de la nuit afin de retrouver les auteurs de l'enlèvement.