Le calme habituel de Montagne-Blanche a été brusquement rompu aux premières heures du mercredi 17 juin. Ce matin-là, vers 6 heures, un retraité de 68 ans affirme avoir été confronté à une intervention policière qu'il qualifie aujourd'hui d'abusive. Il a rapporté le cas au poste de police de Moka.
Selon son récit, trois policiers affectés au poste de Montagne-Blanche se trouvaient devant son domicile lorsqu'il est sorti pour leur demander la raison de leur présence. Les agents lui auraient simplement répondu qu'il obtiendrait des explications au poste. Quelques instants plus tard, l'un d'eux aurait forcé le cadenas de son portail avant de pénétrer dans la cour.
Au même moment, le fils du retraité, âgé de 29 ans, serait sorti de la maison. Le père affirme avoir alors été repoussé par un policier tandis que son fils était interpellé puis conduit au poste de police de Montagne-Blanche à bord d'un véhicule officiel. Inquiet, le sexagénaire s'est rendu au poste peu après. Il dit y avoir découvert son fils menotté, sans qu'aucune explication claire ne lui soit fournie. Alors qu'il tentait d'obtenir des renseignements sur les motifs de cette arrestation, il affirme avoir été à son tour menotté sur instruction d'un policier. Il lui aurait alors été reproché de ne pas s'être présenté au poste durant 23 dimanches consécutifs, conformément à une obligation qui lui avait été imposée.
La situation a pris une autre tournure en milieu de matinée lorsque le retraité a déclaré se sentir mal. Il a été transporté à l'hôpital sir Anerood Jugnauth, Constance. Selon ses dires, les policiers qui l'y avaient accompagné s'apprêtaient à quitter les lieux sans lui fournir davantage d'informations sur sa situation judiciaire ou les démarches à suivre. Après avoir reçu un traitement médical, il est finalement rentré chez lui en fin d'après-midi.
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C'est à son retour qu'il affirme avoir découvert un objet inhabituel sous son véhicule : une bombe aérosol qu'il soupçonne d'appartenir à l'un des policiers présents lors de l'opération matinale. Peu après, il a retrouvé son fils, lequel lui aurait déclaré avoir été interrogé avant d'être relâché sans comparution devant un tribunal. Estimant nécessaire de signaler la découverte de l'aérosol, le retraité s'est rendu la nuit suivante au poste de police de Flacq. Selon lui, les policiers présents lui auraient conseillé de rapporter l'objet directement au poste de Montagne-Blanche. Il est donc reparti avec la bombe en sa possession.
Le plaignant soutient être en mesure d'identifier les policiers impliqués dans l'intervention et l'aérosol a été remis à la police de Moka pour les besoins de l'enquête.