Ile Maurice: Secteur productif | Objectif - relancer les affaires

Libérer «le potentiel des PME»

L'un des six piliers de l'économie identifiés par le gouvernement a pour ambition de libérer «le potentiel des PME» à travers un projet de loi visant à créer un environnement des affaires plus favorable. Est aussi prévue l'extension de l'exonération des droits de douane sur les véhicules utilitaires pour les PME enregistrées opérant dans des secteurs transformateurs ; et une plateforme numérique unique qui sera développée par SME Mauritius, partageant des informations sur l'ensemble des dispositifs, subventions, incitations fiscales et facilités de financement.

Dans son discours du Budget, le Premier ministre a mentionné la création d'un écosystème solide pour les Start-Up, comprenant un Hub dans la future Zone Économique Spéciale de Côte-d'Or ; et l'octroi d'une Bourse d'innovation pouvant atteindre Rs 500 000 à dix étudiants universitaires.

Une «politique industrielle innovante»

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Le 4e pilier stratégique, qui consiste à repenser les secteurs traditionnels et à renforcer leur compétitivité, concerne l'industrie manufacturière. Objectif : repositionner Maurice comme hub manufacturier compétitif à l'échelle mondiale.

«Pour relever les défis auxquels est confronté notre secteur manufacturier, le gouvernement travaille activement à l'élaboration d'une politique industrielle innovante. Un projet de loi sur l'industrie sera présenté afin de mettre en place une architecture législative moderne destinée à reconstruire la base industrielle et exportatrice du pays, et à repositionner Maurice en tant que pôle manufacturier et plateforme d'exportation compétitifs à l'échelle mondiale», a déclaré le Premier ministre.

Coopératives : vers une meilleure gouvernance

La modification prévue vise à renforcer la bonne gouvernance, à faciliter les affaires et à améliorer la transparence ainsi que la responsabilité au sein du secteur coopératif. L'un des changements majeurs consiste à définir des catégories de sociétés coopératives selon des critères établis.

Désormais, les sociétés seront classées en micro, petites, moyennes ou grandes structures, en fonction de leurs chiffres d'affaires. Seules les sociétés relevant de la catégorie des services financiers échapperont à cette classification.Cette catégorisation déterminera plusieurs obligations, notamment la nécessité de réaliser des audits financiers annuels ; le montant des frais annuels applicables ; les exonérations dont pourront bénéficier certaines sociétés.

Afin de garantir une supervision efficace et le respect de la loi, la réforme prévoit de nouvelles dispositions. Les sociétés devront notamment divulguer certaines informations, dont la déclaration de leurs chiffres d'affaires annuel. Des infractions seront par ailleurs établies en cas de mauvaise classification ou de fausse déclaration. Le Registrar of Cooperative Societies pourra réexaminer et reclasser les sociétés lorsque cela s'avère nécessaire, et appliquer des pénalités administratives en cas de manquement. La réforme encadre aussi la dissolution volontaire des sociétés inactives ou sans dettes.

Ajay Beedasee, président de la SME chamber déplore l'absence de mesures concrètes dans le Budget

«Je ne suis pas satisfait de ce budget. Depuis plusieurs années, le secteur fait face à une véritable hémorragie, sans réponse concrète à ce jour. Les PME nourrissaient de grandes attentes, mais aucune mesure ne vient réellement soutenir ce secteur. Nos propositions n'ont pas été retenues. Davantage d'usines risquent encore de fermer leurs portes.»

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