Madagascar: Amoronankona - Un incendie sème la panique dans une station-service

Un drame a été évité de justesse hier à Amoronankona, quand un feu de déchets, attisé par un vent furieux, s'est déclaré à quelques mètres d'une station-service.

Un embrasement a provoqué un mouvement de panique hier à Amoronankona, près de la station-service Jovena et de la gare routière Fisandratana. Vers 11 heures, une fumée noire et épaisse s'est élevée au-dessus du quartier, visible jusque sur la route principale.

Le feu provenait d'un dépôt de déchets appartenant à une société chinoise spécialisée dans la fabrication de sous-vêtements et d'articles divers. D'après les premiers témoignages, des enfants auraient pénétré dans l'enceinte par un petit portail mal fermé et y auraient allumé le feu avant de s'enfuir.

Précautions

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Les flammes ont rapidement dépassé le mur de clôture surmonté de barbelés. Le vent violent a dispersé les étincelles, faisant craindre une propagation vers la station-service située à une cinquantaine de mètres.

« C'était beaucoup trop près de notre station. Le feu brûlait intensément et les étincelles volaient partout. Nous distribuons ici des produits inflammables, alors nous avons dû agir vite », raconte Zo, chef d'équipe de Jovena Amoronankona. Il explique que les camions-citernes garés sur le parking ont été déplacés en urgence et que toutes les précautions ont été prises : « Nous avons immédiatement arrêté la distribution, coupé l'électricité et préparé les extincteurs. »

Deux camions de pompiers sont arrivés sur les lieux, épaulés par la police et la gendarmerie. Les flammes ont été maîtrisées vers midi, sans franchir la clôture. « Les flammes étaient impressionnantes et les étincelles dangereuses », poursuit Zo, soulignant la peur ressentie par les employés et les clients. Plusieurs automobilistes venus s'approvisionner en carburant ont quitté précipitamment la station en voyant la fumée.

Sur place, les journalistes ont constaté la réticence des employés de l'entreprise chinoise à s'exprimer. Une ouvrière a toutefois confirmé que « ce n'est pas un bâtiment qui a brûlé, mais des déchets». Une responsable de l'usine a été interrogée par la police.

Le sinistre n'a fait aucune victime et n'a causé que des dégâts matériels limités. Les autorités ont néanmoins interdit à l'entreprise de continuer à entreposer ses déchets sur ce terrain, imposant, à partir de ce lundi, leur transfert vers Ambohimangakely.

La présence des policiers, gendarmes et riverains montrait bien que la peur avait gagné tout le monde, et cela aurait pu tourner au drame si les flammes avaient atteint la station-service.

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