Burkina Faso: Un nouveau cadre légal sur les libertés religieuses

Au Burkina Faso, l'Assemblée législative de transition a adopté ce 20 juin 2026 une loi sur les libertés religieuses. Un cadre nouveau pour prévenir, selon les législateurs, les dérives liées à la pratique du culte et réaffirmer le caractère laïc de l'État.

Une adoption à l'unanimité des députés présents à cette séance plénière. Pas moins de 112 articles en 6 chapitres qui visent à garantir la liberté de culte dans ce pays. Le Burkina Faso, avec ses 25 millions d'habitants, compte 64% de musulmans, 26% de chrétien et près de 10% d'animistes.

Un cadre législatif qui n'existait pas jusqu'ici. Objectif affiché : pouvoir pratiquer sa religion dans un État laïc, tout en renforçant l'ordre public, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, précisent les autorités.

Lutter « contre les dérives extrémistes » et de « prévenir le radicalisme religieux »

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À ce titre, insiste le ministre de l'Administration territoriale, Émile Zerbo, il s'agit de lutter « contre les dérives extrémistes » et de « prévenir le radicalisme religieux ».

En se dotant d'un arsenal coercitif, la nouvelle loi permet d'infliger peines de prisons et fortes amendes contre toutes formes d'exploitations liées à la religion, comme la mendicité forcée des enfants dans les rues.

Le non-respect de la transparence concernant les ressources financières peuvent aussi faire l'objet de sanctions.

Contestation réprimée

Fin-mai, ce projet avait provoqué la contestation de leaders religieux dont celle de l'imam Kindo, de la grande mosquée sunnite de Ouagadougou. Celui-ci a avait été rapidement arrêté et des manifestations de fidèles avaient été violemment réprimées. Depuis, on est sans nouvelle de l'imam contestataire.

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