Ile Maurice: Curepipe se mobilise contre le fléau de la drogue

Face à la progression de la toxicomanie dans le pays, la ville de Curepipe entend renforcer la mobilisation. Une première session de travail s'est tenue récemment à la cure de la paroisse Sainte-Thérèse, dans la ville Lumière, sous l'égide du vice-président de la République, Robert Hungley.

Plusieurs personnalités y ont pris part, dont le ministre des Infrastructures publiques et député de Curepipe, Ajay Gunness, le père Pierre Piat, la maire Tashyana Latchmana Pillay, son adjointe Diana AmiLepois, l'ancien maire Dhaneshwar Bissonauth, des conseillers municipaux, des représentants de divers ministères et de la National Agency for Drug Control ainsi que des acteurs sociaux de la région.

Pour Dhaneshwar Bissonauth, cette rencontre marque le début d'une mobilisation collective face à un phénomène qui continue d'affecter de nombreuses familles. «Ce n'est que grâce à l'entraide et à la solidarité que nous pourrons trouver des solutions pour lutter contre ce problème», affirme-t-il. Il estime également qu'il est essentiel d'agir en amont et de mieux identifier les circuits d'approvisionnement de la drogue dans le pays. Tout en saluant le travail de la police dans les saisies effectuées aux points d'entrée du territoire, l'ancien maire considère qu'une présence accrue sur le terrain demeure indispensable.

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Bâtiments abandonnés

Parmi les préoccupations évoquées figure la situation à la gare Jan Palach Sud. Dhaneshwar Bissonauth explique qu'une demande avait été formulée afin qu'un poste de police permanent y soit aménagé. «La requête n'a pas été approuvée par le commissaire de police», regrette-t-il, ajoutant que le ministre Ajay Gunness a lui aussi insisté sur l'importance d'une présence policière renforcée et s'est engagé à intervenir pour faire avancer ce dossier.

L'ancien maire estime également que certains marchands ambulants seraient liés au problème de la toxicomanie et qu'une action concertée avec les forces de l'ordre est nécessaire pour endiguer ce phénomène. Il faut souligner que, sous son mandat, quelques décisions ont déjà été prises en ce qui concerne ce problème de toxicomanie. «On avait pris les devants en rasant l'ancien bureau du Citizens Advice Bureau ou encore en enlevant les bancs qui se trouvaient à la gare Jan Palach Sud.»

Autre sujet abordé : les nombreux bâtiments abandonnés et délabrés qui, selon les participants, peuvent servir de refuge aux consommateurs de drogue. Dhaneshwar Bissonauth affirme que des mesures seront étudiées, y compris pour les propriétés dont les propriétaires résident à l'étranger.

Le ministre a, pour sa part, évoqué la démolition prochaine de l'ancien hôtel Europa. L'ancien maire regrette toutefois que certaines opérations menées par le passé aient perdu de leur efficacité avec la diminution de la présence policière sur le terrain, permettant, selon lui, le retour de certaines activités indésirables.

Par ailleurs, une marche de sensibilisation est prévue le 26 juin prochain dans les rues de Curepipe afin d'attirer l'attention sur les ravages causés par la drogue et les conséquences qu'elle entraîne pour les familles.

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