Les acteurs de l'élevage, de l'agriculture et du pastoralisme du Togo, du Bénin, du Burkina Faso et du Ghana viennent de se réunir pour échanger sur la gouvernance de la transhumance transfrontalière, un phénomène ancien aux enjeux contemporains complexes.
La transhumance est le déplacement saisonnier des troupeaux - bovins, ovins, caprins - entre différentes zones géographiques, à la recherche de pâturages et de points d'eau. Pratiquée depuis des millénaires par les peuples pastoraux d'Afrique de l'Ouest, elle suit des couloirs traditionnels qui traversent aujourd'hui plusieurs frontières. Si elle constitue un mode de vie et une source de revenus essentielle pour des millions d'éleveurs, elle est aussi, trop souvent, source de conflits violents avec les agriculteurs sédentaires dont les champs sont endommagés par le passage des troupeaux.
C'est précisément pour réduire ces tensions que le gouvernement togolais a pris l'initiative de réunir les acteurs des quatre pays à Lomé. L'objectif est d'établir un cadre de dialogue permanent entre éleveurs, agriculteurs et communautés locales dans les zones frontalières, et de définir des mécanismes de règlement pacifique des conflits.
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Au Togo, des dispositifs ont déjà été mis en place : création d'un Comité national de la transhumance et fixation d'une période officielle encadrée de janvier à mai. Ce forum régional ambitionne d'aller plus loin, en harmonisant les approches entre les quatre pays pour que la mobilité du bétail devienne un facteur d'intégration régionale plutôt qu'une source de violence.