Dans le Nord-Est de la RDC, les autorités restent mobilisées contre l'épidémie d'Ebola. Pour limiter la propagation du virus, le gouvernement avait notamment suspendu les vols à l'aéroport de Bunia, dans l'Ituri. Une mesure sanitaire qui ne laisse désormais place qu'aux vols humanitaires et aux missions spéciales. Mais cette fermeture a aussi des conséquences économiques importantes pour les compagnies aériennes et les opérateurs du secteur.
Il est 12h30, à l'aéroport de Bunia. Un C130 de l'armée marocaine roule lentement sur le tarmac. Autour de lui, le calme est presque total. Pourtant, des travaux de modernisation ont été menés par la société Mont-Gabaon, dont le Guinéen Barry Boubacar est directeur technique.
« La piste avait une longueur de 1 850 mètres. À ce moment, elle a été portée à 2500 mètres, bitume terminé. Le tarmac était de 14 000 mètres carrés, et aujourd'hui il est à 28 000 mètres carrés, avec des structures toutes nouvelles », explique-t-il.
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L'ambition affichée par les autorités était claire. « La piste peut accueillir les Airbus A320 - 200, le tarmac peut accueillir six avions de cette catégorie, à la fois. Il peut accueillir des avions qui peuvent décoller d'ici pour aller, même aux Émirats, comme à Addis-Abeba, comme à Nairobi, comme à Johannesburg, comme Air France aussi. Ça, c'est vraiment un soulagement, surtout en cette période d'épidémie d'Ebola où les interventions de tous côtés peuvent être possibles grâce à cet aéroport », détaille Barry Boubacar.
Mais depuis la suspension des vols commerciaux décidée pour contenir Ebola, l'activité de Mont-Gabaon, qui compte aussi une importante flotte, en pâtit.
« Notre compagnie fait trois vols par semaine. Maintenant, tout est résumé à partir de Kisangani, ici, rien n'arrive. Il y a un grand manque à gagner. Tout le monde est impacté. Les employés ne travaillent pas. Notre compagnie, comme toutes les autres qui ont l'habitude de venir ici, est impactée ».
Le ministre de la Santé assure que la réouverture de l'aéroport est désormais possible grâce aux dispositions sanitaires en place.