Le Fonds monétaire international (FMI) vient de conclure une mission de cinq jours à Dakar auprès du nouveau gouvernement. Des progrès budgétaires reconnus, des risques sérieux sur le financement... Il n'y a pas encore un nouveau programme d'aide, mais les deux parties affirment vouloir continuer à travailler ensemble.
Ce furent cinq jours de discussions techniques avec le Premier ministre, le ministre des Finances et les équipes de la Banque centrale. Le FMI a reconnu les efforts du Sénégal car, en effet, le déficit budgétaire a été pratiquement divisé par deux en un an, passant de 13,4% du PIB, en 2024, à 6,4%, en 2025, et la croissance a atteint 6,7%, portée par le démarrage de la production pétrolière et gazière.
Mais l'institution est claire : la situation reste fragile. La dette demeure très vulnérable et les perspectives à court terme sont jugées risquées. La hausse des cours mondiaux du pétrole, liée au conflit au Moyen-Orient, menace d'alourdir la facture des subventions énergétiques. Le FMI dit vouloir protéger les dépenses sociales et soutenir la croissance, mais ne se prononce pas sur la question d'un éventuel défaut de paiement.
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La nouvelle équipe gouvernementale, aux manettes depuis début juin, a réaffirmé son intérêt pour un nouveau programme, mais les négociations n'ont pas encore commencé. Des discussions de suivi dans les prochains jours font partie de la prochaine étape.
Pour rappel, le Sénégal a perdu son programme d'aide à l'automne 2024, après la révélation de données budgétaires falsifiées, sous l'ancien régime. Une rupture qui a dégradé sa note souveraine et durci ses conditions d'emprunt.